Lille: Elle alerte l'opinion sur la libération du meurtrier de sa fille

Reuters

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 Une femme dont la fille a été tuée il y a huit ans par son compagnon, a décidé de coller des affiches dans un quartier de Lille (Nord) pour dénoncer la récente libération de son ex-beau-fils.

«Ma démarche est une démarche de vigilance pour la population du quartier de Fives, la population doit être alertée. Elle l'a été quand ma fille a été assassinée. Il faut qu'ils sachent qu'il y a un assassin qui revient habiter près chez eux», a déclaré à Reuters Annick De Muer.

Sur les 200 affiches collées dans le quartier où sa fille a été assassinée et où l'homme est revenu habiter, Annick De Muer évoque la libération du meurtrier de sa fille sans citer son nom et avertit les riverains du quartier qu'il vit à proximité. «Je vous demande d'être vigilant», conclut-elle en guise en signature.

«Deux expertises psychiatriques ont été effectuées, une dit qu'il est dangereux, une autre dit que c'est un agneau. Moi je n'y crois absolument pas: j'alerte la population pour qu'elle fasse attention», explique-t-elle.

Le meurtrier de la fille d'Annick De Muer a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de sa peine. Sa demande a été acceptée par un juge d'application des peines au début du mois, après des expertises médicales.

En avril 2003, la fille d'Annick De Muer, âgée de 21 ans, avait été tuée à l'arme blanche par son compagnon. Jugé par la cour d'assises du Nord en mars 2006, ce dernier avait été condamné à une peine de 15 années de réclusion criminelle.