Le procès des époux Lavier est renvoyé au 26 janvier

JUSTICE La défense a soulevé une QPC sur la garde à vue du couple...

Gilles Durand, à Boulogne-sur-Mer

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 Ouverture du procès des époux Lavier à Boulogne-sur-mer, le 7 juillet 2011.
Ouverture du procès des époux Lavier à Boulogne-sur-mer, le 7 juillet 2011. — Mikael LIBERT

Les débats sur le fond de l'affaire attendront. Le procès des époux Lavier n’a pas pu se tenir ce jeudi au tribunal de Boulogne-sur-Mer. Les avocats de la défense avaient décidé de déposer en dernière minute une question prioritaire de constitutionnalité et une demande de nullité concernant la procédure. La juge Nicole Jarnot, a donc décidé de reporter les débats au 26 janvier.

Problème de garde à vue

Sandrine et Franck Lavier comparaissent en correctionnel pour violences et de corruption de mineurs, notamment sur leurs propres enfants âgés de 4, 11 et 12 ans. Or, les avocats de la défense ont mis en cause dès le début de l’audience l’inéquitabilité de ce procès où l’ombre d’Outreau planait. «La justice s’acharne sur ces gens qui ont pourtant été innocentés», lance Philippe Lescène, avocat de Sandrine Lavier. «Croyez-vous que cette affaire intéresserait autant la presse s’il ne s’agissait pas de deux anciens accusés d’Outreau», insiste Franck Berton avocat de Franck Lavier.

Mais c’est surtout la façon dont la garde à vue a été menée qui motivait la défense. Pour Franck Berton, « la jurisprudence obligeait la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue des époux, le 1er mars». «Le nouveau dispositif de garde à vue n’était pas encore inscrit dans la loi», conteste pour sa part Emmanuelle Dehée, une des avocates des parties civiles. Ce sera donc à la cour de cassation et au conseil constitutionnel d’en juger. Avant de clore l’audience, la procureur a tenu à faire remarquer que «les époux Lavier lors de leur garde à vue n’avaient pas souhaité être assisté d’un avocat».