Polynésie: La France menacée d'une plainte de 226 millions d'euros

Avec Reuters

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La Caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française (CPS) va mandater un cabinet international d'avocats dans le but de porter plainte contre l'Etat français, a rapporté mardi la presse de Tahiti. La CPS estime qu'elle n'a pas à supporter les coûts liés aux maladies induites par trente années d'expérimentations nucléaires à Mururoa et à Fangataufa, et que cette charge revient à l'Etat.

La plainte envisagée engloberait la prise en charge de 5.046 personnes au total et porterait sur un remboursement de 226 millions d'euros environ. La CPS est l'équivalent en Polynésie française de la Sécurité sociale en France métropolitaine. Pour Hiro Tefaarere, vice-président de l'Assemblée de la Polynésie française, «l'Etat, lors des discussions préparatoires, a accepté le principe d'un forfait», mais il considère que le remboursement doit se faire au cas par cas.

«Dans la mesure où la CPS, de son côté, pendant plusieurs années, a engagé des frais, il était normal pour nous qu'elle puisse se faire rembourser ces frais», a-t-il expliqué.