Accusé de viol par une adolescente, il est blanchi pour somnambulisme sexuel

JUSTICE Un médecin et ses ex-compagnes ayant confirmé que l'homme était atteint de sexomnie, il a obtenu la clémence du juge...

J. M.

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Accusé de viol par une adolescente, Stephen Lee Davies a été blanchi pour sexomnie, en juillet 2011 à Swansea.
Accusé de viol par une adolescente, Stephen Lee Davies a été blanchi pour sexomnie, en juillet 2011 à Swansea. — Rex Features/REX/SIPA

Stephen Lee Davies a eu des rapports non consentis avec une adolescente de 16 ans, mais est ressorti libre, lundi, du tribunal de Swansea. La raison? Ce Gallois de 43 a invoqué une maladie pour expliquer son geste: la sexomnie -ou somnambulisme sexuel- et le jury a estimé que cela le dédouanait.

Réveillée en pleine nuit

La jeune étudiante était hébergée chez Stephen Lee Davies à l’époque des faits. Tombée malade, elle aurait été invitée à partager le lit de son hôte parce que «sa chambre était plus fraîche», selon Le Telegraph. Mais en pleine nuit, la jeune fille raconte avoir été réveillée par son hôte qui entreprend des rapports sexuels avec elle.

Au réveil, l’accusé ne se souvient de rien. Il raconte à son procès qu’il ne s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas que lorsqu’à un de ses SMS, le lendemain, la jeune fille a répondu «Va te faire voir, sale b......». Mais au tribunal, les ex de Stephen Lee Davies viennent témoigner en sa faveur en racontant les frasques nocturnes de l’accusé.

«Je me disais que je devais être vraiment nulle pour qu’il ne se souvienne de rien»

«Il n’était jamais violent», raconte son ex-femme. «C’était devenu comme une blague. Je me disais que je devais être vraiment nulle pour qu’il ne se souvienne de rien.» Une autre de ses partenaires décrit les conversations et les relations sexuelles qu’elle a eues avec l’accusé dans son sommeil. Des témoignages renforcés par l’avis d’un expert du Centre du sommeil d’Edimbourg.

Le Dr Chris Idzikowski a expliqué au tribunal que Stephen Lee Davies présentait tous les signes de la sexomnie. «Cela touche principalement les hommes au sommeil profond. Cela peut impliquer tout type d’activité sexuelle et peut durer 20 ou 30 minutes», a décrit l’expert. Suffisant pour convaincre le jury, que le juge a tenu à remercier pour avoir géré «un cas particulièrement difficile».