Affaire DSK: Tristane Banon en a assez de passer pour «une menteuse»

JUSTICE C'est pourquoi elle a décidé de porter plainte contre DSK pour tentative de viol ce mardi...

M.P. avec Reuters

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Tristane Banon pose à  l'occasion du Salon du Livre et de la promotion de son livre Trapeziste, à Paris, le 23 mars 2007.
Tristane Banon pose à l'occasion du Salon du Livre et de la promotion de son livre Trapeziste, à Paris, le 23 mars 2007. — LYDIE/Sipa

Elle a enfin franchi le pas. Tristane Banon, qui a annoncé à plusieurs reprises qu’elle allait porter plainte contre DSK pour tentative de viol sans le faire, a lancé la procédure. C’est son avocat qui l’a expliqué lundi sur lexpress.fr. La jeune femme de 32 ans s’est expliqué sur le même site dans la soirée de lundi: «Je n'en peux plus d'entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne porte pas plainte», a-t-elle déclaré. «Depuis huit ans, je porte cette histoire seule, j'entends les rumeurs, les mensonges à mon sujet. Depuis le 14 mai (date de l'arrestation de DSK), on décide de ce que veut dire mon silence, on interprète chaque mot de mon avocat sans même l'écouter», a-t-elle ajouté.

La journaliste-écrivain avait rencontré DSK en 2003, à l’occasion de la rédaction d’un livre sur les grandes erreurs des hommes politiques. C’est à cette occasion que DSK aurait tenté de la violer, selon ses dires. Elle avait raconté cette scène en 2007 dans une émission de Thierry Ardisson, 93, Faubourg Saint-Honoré, sans qu’elle ne provoque de commentaires. L’affaire est ressortie au moment où DSK a été inculpé de tentative de viol sur une femme de chambre à New York.

«Il n'y a pas de bonne solution»

Pourtant, bien que sollicitée, Tristane Banon a toujours expliqué qu’elle ne voulait pas s’associer à la procédure américaine. «Je n'ai pas voulu commenter car je ne sais rien de son cas. Si elle a menti sur certains sujets, ça ne veut pas forcément dire qu'elle ait menti sur le viol», a ajouté Tristane Banon.

Et si son avocat, David Koubbi, assure que la procédure en France n’a rien à avoir avec les derniers rebondissements à New York et notamment la libération sur parole de DSK, Tristane Banon a estimé que la situation devenait «insupportable» pour elle. «Et puis, aujourd'hui, de voir Strauss-Kahn libéré puis aussitôt dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade», a-t-elle dit. «Je sais bien que la moitié des gens me croira, l'autre non. Il n'y a pas de bonne solution, seulement une qui fait que je pourrai enfin me regarder dans la glace.» «Je ne souhaite qu'une chose, qu'il revienne en France avec sa présomption d'innocence pour que l'on aille devant un tribunal», conclut-elle.