«Sauf cas de force majeur, j'en fais un chaque jeudi»

TÉMOIGNAGES 'afterwork fait partie intégrante de leur vie. Ils sont devenus addicts et nous expliquent pourquoi...

Lauren Horky

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Les afterworks sont des occasions de découvrir ses collègues sous un nouveau jour.
Les afterworks sont des occasions de découvrir ses collègues sous un nouveau jour. — R. DELALANDE / SIPA

Que ce soit parce que ces soirées sont financièrement plus abordables, parce qu'on y fait des rencontres ou parce qu'elles permettent de découvrir ses collègues sous un nouveau jour, ils sont devenus addicts aux afterworks.

Céline, 25 ans, future avocate ayant passé son barreau l’an passé

Céline confesse être complètement accro aux afterworks. «Depuis deux ans, sauf cas de force majeur, j’en fais un chaque jeudi. Ca permet de sortir même si on n’est pas encore en week-end, sans pour autant finir la semaine à côté de ses pompes. On y part direct après le boulot, sans perdre de temps à repasser chez soi, et du coup on ne rentre pas non plus trop tard.» Sa première fois ? «Elle remonte à deux ans. J’étais en stage dans un cabinet du 8e, juste en face du Régine’s. Forcément un soir j’ai fini là-bas, entourée d’amis qui avaient eux aussi envie de tester.» Ils n’ont pas tardé à succomber au charme de cette formule, «très intéressante financièrement parlant et qui permet de rencontrer du monde, notamment lors des pauses clope où tout le monde discute avec tout le monde.»

Restée fidèle au Régine’s, elle s’aventure aussi parfois Au Bonheur des Dames, un autre afterwork du triangle d’or 100% réservé aux femmes. Fashionitas, célibataires, groupes de copines et acharnées du travail se retrouvent dans cette boite branchée dont la réputation n’est plus à faire. «C’est à essayer au moins une fois, estime Céline. L’ambiance est feutrée et glamour mais parfois un peu guindée. Les filles ont forcément tendance à se rearder les unes les autres et ça devient parfois un peu le cirque… Mais cela reste marrant, notamment au moment de l’incontournable show des strip-teaseurs.» Histoire de bien chauffer l’ambiance avant l’ouverture des portes aux mâles en manque de d’œstrogènes, à partir de 23h.

Edouard, 30 ans, consultant pour un cabinet d’audit

Edouard est lui aussi un adepte des seven to one, même s'il n'a pas de QG particulier. «Au début, je profitais des afterworks surtout pour faire la fête à moindre frais. Ma carte bancaire y chauffait bien moins que le week-end… Au fur et à mesure, ces soirées du jeudi soir sont devenues un rendez-vous, le plus souvent avec mes amis, parfois avec mes collègues. Une chose est sûre, on trouve toujours un bon prétexte pour sortir et profiter.» Ce cadre plus que dynamique apprécie particulièrement l’ambiance qui y règne, souvent plus cool que les week-ends.

Sans oublier les rencontres, car Edouard est célibataire. «Ce n’est pas forcément ma priorité quand je suis en afterwork mais je reste à l’affût d’une quelconque opportunité. On ne sait jamais… Mais ça ne reste que du bonus.» L’étonnement se lit alors sur le visage de ses co-afterworkers et paraît trahir ces propos. La confirmation tombe sans attendre : «Il enchaîne les conquêtes et n’importe quelle jolie fille peut devenir sa nouvelle cible priilégiée, assure un de ses proches ayant préféré garder l’anonymat. Afterwork ou non, s’il peut y avoir plus que de simples affinités…»