Fuites au baccalauréat: Le sujet d'anglais pourrait également être concerné

ÉDUCATION lusieurs correcteurs auraient émis des doutes sur de possibles fuites sur les épreuves d'anglais du bac S et ES...

Céline Masfrand

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Des élèves de terminale commencent l'épreuve de philosophie du baccalauréat 2011, le 16 juin 2011 au lycée Camille-Sée à Paris.
Des élèves de terminale commencent l'épreuve de philosophie du baccalauréat 2011, le 16 juin 2011 au lycée Camille-Sée à Paris. — MARTIN BUREAU/AFP

Alors que la polémique autour de la publication sur Internet d’un des exercices de l’épreuve de baccalauréat de mathématiques s’éteint tout juste, l’épreuve d’anglais des terminales S et ES pourrait elle aussi avoir été victime de fuites, indique Le Parisien dans son édition de vendredi.

Même sujet, mêmes arguments...

Plusieurs correcteurs auraient eu des doutes quant à d’éventuelles fuites du sujet. Leurs soupçons viendraient du fait qu’un «très grand nombre» de candidats auraient choisi le même sujet de rédaction, parmi les deux proposés. Deuxième point qui aurait mis la puce à l’oreille des correcteurs: la manière de traiter le sujet de rédaction en question. Les élèves auraient, en majorité, développé les «mêmes arguments» et ce dans un ordre similaire.

Le 22 juin dernier, Cédric Lieto, reporter à RTL, avait indiqué avoir vu un SMS comprenant le sujet d’anglais du bac S la veille au soir de l’examen, sur le portable d’un lycéen parisien. Le message en question comprenait l’un des deux sujets, qui se rapprochait de très près de celui de l’épreuve officielle: «We make choice everyday : What may influence us? 300 words».

Seule différence avec le sujet officiel, le nombre de mots indiqué, qui était de 250 mots. Un petit nombre de SMS contenant les sujets auraient été transférés entre les lycéens pour ne pas «se faire pister». Le bouche-à-oreille aurait alors fait le reste.

«Absolument aucune preuve tangible d’éventuelles fraudes».

Aucune consigne précise de correction n'a pour le moment été donnée aux correcteurs concernant le sujet d’anglais et ces éventuels soupçons de fraude. Le ministère de l’Education nationale dément fermement les rumeurs de fuite sur l’épreuve d’anglais et assure qu’il n’y a «absolument aucune preuve tangible d’éventuelles fraudes».