Adolescent démembré: L'enquête et les recherches s'intensifient autour de Pau

RECHERCHES Une soixantaine d'agents de la police judiciaire concentrent désormais leurs investigations sur l'agglomération paloise, notamment dans le Gave où la découverte macabre a été faite...

© 2011 AFP

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Tract distribué par la famille d'Alexandre Junca, disparu le 4 juin 2011 à Pau.
Tract distribué par la famille d'Alexandre Junca, disparu le 4 juin 2011 à Pau. — 20MINUTES.FR

Les investigations policières se sont intensifiées ce vendredi à Pau après l'identification d'un fragment de jambe appartenant à Alexandre, l'adolescent de 13 ans disparu le 4 juin, et l'ouverture d'une information pour «assassinat de mineur précédé ou accompagné d'actes de torture ou de barbarie», a-t-on appris auprès du parquet de la ville.

Les recherches qui avaient été étendues à toute la France au cours des premières enquêtes, à la faveur notamment de l'hypothèse initiale d'une fugue du jeune garçon, ont été désormais «intensifiées et recentrées autour de Pau», a indiqué le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller à l'AFP.

Une soixantaine d'agents de la police judiciaire

Ces investigations, menées par une soixantaine d'agents de la police judiciaire dédiés à l'affaire, se déroulent notamment dans le Gave de Pau, en amont et en aval du lieu - proche du centre-ville - où la découverte macabre à été faite dimanche par un promeneur.

Elles se poursuivent également dans le quartier de Pau où Alexandre a été vu pour la dernière fois, le 4 juin dernier, précisément à 22h51 d'après les bandes d'un appareil de vidéo surveillance, a rappelé le procureur, tout en se refusant à donner plus de détails: «L'organisation des investigations et la communication sur l'affaire doivent nécessairement tenir compte du fait que l'auteur des faits n'a pas encore été interpellé», a-t-il dit à l'AFP.

Jean-Christophe Muller, qui a lancé un appel à témoins, avait précisé jeudi que les enquêteurs n'avaient «pas d'idée du jour exact de la mort» de l'enfant, ajoutant que «plusieurs dizaines de personnes ont été auditionnées et continuent de l'être».

«L'effroyable vérité»

Les prélèvements sur le membre «coupé post mortem», envoyés au laboratoire de la police scientifique de Toulouse et au Fichier national des empreintes génétiques de Bordeaux (Fnaeg), ont révélé qu'il appartient à cet élève de 5e du collège Clermont à Pau.

La presse paloise consacrait ce vendredi une très large place au drame et à «l'effroyable vérité qui s'abat sur toute une famille», selon le titre de la République des Pyrénées. Cette disparition a entraîné une forte mobilisation à Pau, avec la création de sites Facebook. Une marche de soutien à la famille y est prévue samedi, après deux marches blanches qui ont déjà réuni des centaines de personnes.