Nicolas Sarkozy bousculé à Agen: Que risque exactement son agresseur?

JUSTICE Il devrait être poursuivi malgré l'absence de dépôt de plainte du chef de l'Etat...

C. F.

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Interpellation de l'individu qui a violemment agrippé Nicolas Sarkozy le 30 juin 2011 à Brax (Lot-et-Garonne).
Interpellation de l'individu qui a violemment agrippé Nicolas Sarkozy le 30 juin 2011 à Brax (Lot-et-Garonne). — Caroline Blumberg / POOL / AFP

Il est âgé de 32 ans, travaille au conservatoire municipal d'Agen et se présente sur Copains d'avant comme un «glandeur de la fonction publique». Ce jeudi après-midi, il s’est rendu coupable d’avoir violemment bousculé Nicolas Sarkozy lors de la visite du chef de l’Etat à Brax.

Si ce dernier s’est refusé à porter plainte, l’individu peut tout de même être poursuivi par le parquet, qui décidera des suites à donner à cette affaire.

L’homme a été placé en garde à vue et une enquête de flagrance a été ouverte par la gendarmerie. «Je prendrai une décision sur les suites procédurales demain vendredi», a indiqué le procureur de la République d'Agen, Pascal Prache à Reuters.

Trois ans de prison et 45.000 euros d'amende

«Les violences légères sans interruption temporaire de travail (ITT) sont d’ordinaire passibles d’une contravention de 4e classe», explique à 20Minutes Aurélien Chardeau, avocat en droit pénal. Mais du fait de la qualité de dépositaire de l'autorité publique du chef de l'Etat, l’agression devient un délit, poursuit-il.

Un délit passible de  trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Reste à savoir s’il y a eu préméditation. L'enquête devra déterminer comment l’homme a pu déjouer le service de sécurité du chef de l'Etat et quelles étaient ses motivations.