Affaire DSK: L'identification de DSK par la plaignante illégale?

JUSTICE C'est ce que les avocats de Strauss-Kahn, qui recherchent un vice de forme, veulent démontrer...

M.P.

— 

Dominique Strauss-Kahn (au centre), entouré de ses deux avocats, William Taylor (à gauche) et Benjamin Brafman (à droite), lors de son audience devant le tribunal de New York, le 6 juin 2011.
Dominique Strauss-Kahn (au centre), entouré de ses deux avocats, William Taylor (à gauche) et Benjamin Brafman (à droite), lors de son audience devant le tribunal de New York, le 6 juin 2011. — POOL NEW / REUTERS

Les deux avocats de Dominique Strauss-Kahn se focalisent sur le dossier de l’accusation pour trouver la faille qui permettra à leur illustre client d’éviter la prison pour tentative de viol. Et d’après Libération, ils pourraient très bien avoir trouvé l’élément dont ils ont besoin. Lors de la prochaine audience du 18 juillet, les deux ténors pourraient contester la légalité de l’identification de DSK par la plaignante le 15 mai dernier, au lendemain de son arrestation à New York.

En effet, Nafissatou Diallo, la femme de chambre de l’hôtel Sofitel a vu des photos et des images de Dominique Strauss-Kahn juste avant qu’elle ne procède à son identification dans les locaux de la police new-yorkaise, derrière une vitre sans tain. D’après le compte-rendu des événements publié par le bureau du procureur, la victime présumée a identifié une première fois DSK après que les membres du Sofitel lui ont présenté une photo de l’ex-patron du FMI le samedi, le jour de l’agression. Quelques heures plus tard, elle aurait vu des images du patron du FMI à la télévision alors qu’elle se trouvait dans les locaux de la police.

«C’est largement plaidable»

Pour les deux avocats de DSK, dès lors, la procédure d’identification est «faussée». Ils devraient donc demander une audience au juge Michael Obus pour lui demander de déclarer l’identification «irrecevable». «C’est largement plaidable», a expliqué un avocat new-yorkais, Bradley Simon, auprès de Libération.

Sauf que les procureurs semblent déjà avoir devancé cet argument, puisqu’ils expliquent dans leur compte-rendu que ces premières identifications n’ont pas été «arrangées». Pour autant, Bradley Simon estime qu’un des arguments de la défense devrait tomber: celui de dire que Nafissatou Diallo ne savait pas qui était son agresseur quand elle l’a reconnu dimanche.