Georges Tron libéré: «Aberrant», selon une des plaignantes

JUSTICE Une ex-attachée parlementaire s'indigne également et se dit victime de «menace de mort»...

C. F.

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Le maire UMP de Draveil Georges Tron s'installe, le 17 juin 2011 à Draveil à son arrivée au conseil municipal.
Le maire UMP de Draveil Georges Tron s'installe, le 17 juin 2011 à Draveil à son arrivée au conseil municipal. — AFP PHOTO PIERRE VERDY

Georges Tron, mis en cause par trois femmes, a été mis en examen mercredi soir pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité, mais laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Une décision critiquée par l’une des plaignantes ce jeudi.

«Ce serait le charcutier d'à côté, il serait en prison. Aujourd'hui, lui est libre. C'est aberrant», a déclaré sur RTL une des deux ex-employées municipales de Draveil ayant déposé plainte. «Aujourd'hui nous avons des pressions, nous avons des menaces, il va falloir qu'on les vive», a-t-elle ajouté.

«Menace de mort»

Et d’ajouter: «Je ne changerai pas un point, une virgule et une majuscule de mes déclarations. Il faut arrêter de salir les gens, il faut arrêter de chercher des complots.»

Une ex-attachée parlementaire du maire de Draveil, qui a témoigné dans cette affaire, a estimé de son côté sur BFMTV qu’il était «insupportable et inconcevable de savoir que cet homme-là puisse être libéré par la justice française». Ella a fait état de «menace de mort» émanant de l'entourage du maire.