Georges Tron: Le parquet requiert une mise en examen pour viols et un placement sous contrôle judiciaire

JUSTICE Le maire de Draveil doit être présenté à un juge d'instruction...

C. F. avec Reuters

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P.VERDY / AFP

Une information judiciaire pour «agressions sexuelles et viols en réunion par personne ayant autorité» a été ouverte ce mercredi contre l'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces faits sont passibles de la cour d'assises. Interrogé depuis lundi à la police judiciaire de Versailles sur les accusations de deux anciennes employées de la mairie de Draveil (Essonne), qu'il dirige, il devait être présenté à un juge d'instruction d'Evry dans l'après-midi en vue d'une possible mise en examen, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Le parquet d'Evry a requis une mise en examen pour viols et un placement sous contrôle judiciaire.

Contrôle judiciaire ou un placement en détention?

Après une deuxième nuit à la police judiciaire de Versailles, l'ancien membre du gouvernement sera interrogé une première fois par le juge sur les faits, puis il appartiendra ensuite à ce magistrat et éventuellement un juge des libertés de statuer sur un contrôle judiciaire ou un placement en détention.

Après son départ du gouvernement, Georges Tron reviendra automatiquement à l'Assemblée à son ancien poste de député le 29 juin, avec une immunité parlementaire qui empêche toute mesure coercitive telle que contrôle judiciaire ou détention, sauf autorisation du bureau de l'Assemblée. S'il est sous contrôle judiciaire ou en détention quand il reviendra à l'Assemblée, le magistrat instructeur devra demander au bureau de l'Assemblée nationale l'autorisaiton de poursuivre ces mesures coercitives, selon la procureure d'Evry.

Une adjointe de Georges Tron à la mairie de Draveil devait aussi être présentée au juge. Un employé municipal également interrogé a été libéré mardi soir.

Georges Tron conteste toujours les accusations

L'avocat de Georges Tron, Olivier Schnerb, a expliqué aux journalistes que son client, qui a passé une seconde nuit en garde à vue, a contesté les accusations devant les policiers. Il les a imputés publiquement, avant son passage à l'hôtel de police, à une vengeance d'employées sanctionnées selon lui pour malversations ou insuffisances et à un complot politique venu du Front national.

Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions dans l'entourage de l'élu à l'Hôtel de ville et ont effectué des perquisitions lundi au bureau de Georges Tron et à son domicile. Un employé municipal également interrogé a été libéré mardi soir.