Harcèlement sexuel: Georges Tron devrait passer la nuit en garde à vue

JUSTICE Et une perquisition est en cours dans le bureau de l’ex-Secrétaire d'Etat à Draveil...

C. F.
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 Georges Tron, l'ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique, lors d'une cérémonie au ministère du Travail le 23 mars 2010 à Paris. 
Georges Tron, l'ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique, lors d'une cérémonie au ministère du Travail le 23 mars 2010 à Paris.  — Thibault Camus/AP/SIPA

Nouveau rebondissement dans l'affaire Georges Tron. Le maire UMP de Draveil a été placé en garde à  vue ce lundi 14h à la police judiciaire de Versailles, indique la radio RTL. De plus, une perquisition est en cours dans le bureau de l’ex-Secrétaire d’Etat à Draveil, indique BFM TV et l'ancien Secrétaire d'Etat va être confronté à trois accusatrices durant sa garde à vue précise une source proche de l'enquête.  L'ex-ministre devrait passer la nuit en garde à vue, a indiqué ce lundi soir le procureur d'Evry.

«Actuellement, il est entendu par les services de police», a déclaré à  Reuters son avocat Olivier Schnerb. «Je ne fais pas de commentaires.» «Le moment est venu maintenant pour la police de donner la parole à  celui qui est visé par la plainte», a-t-il toutefois ajouté sur ITélé. «Il va  rendre coup pour coup.» «En général, dans ce type d'affaire, on dit que c'est à l'accusation  de démontrer la culpabilité. Ici, l'innocence va ressortir des propres  déclarations des deux plaignantes. Donc, on ne peut pas rêver mieux»,  a-t-il ajouté.

Des accusations «vindicatives»

L'ancien secrétaire  d'État à la Fonction publique est visé par deux plaintes pour harcèlement sexuel déposées il y a quelques semaines par deux ex-employées de la mairie. Le parquet d'Evry a ouvert une enquête préliminaire. Si les faits dont est accusé Georges Tron étaient avérés, ils pourraient être qualifiés d'agression  sexuelle et de viol, avait précisé la procureure Marie-Suzanne Le Queau.

Georges Tron a été contraint de démissionner du gouvernement le 29 mai mais a conservé son fauteuil de maire et présidé, malgré les critiques de plusieurs élus, un conseil municipal vendredi dernier.

En présentant sa démission, Georges Tron s'était défendu de tout  comportement répréhensible et estimé que ses deux anciennes  collaboratrices proféraient des  accusations «vindicatives», ajoutant qu'il était victime d'une vengeance  orchestrée par des personnalités du Front national.