Procès Société Méditerranéenne de Sécurité: 18 condamnés et 3 relaxés

JUSTICE Le procès porte sur un dossier d'attribution présumée frauduleuse de marchés publics à cette société de sécurité corse...

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Jean-Christophe Angélini, conseiller territorial  et leader du Parti de la Nation Corse (PNC), photographié après  avoir voté pour le second tour des élections cantonales le 27 mars 2011 à  Porto-Vecchio, en Corse.
Jean-Christophe Angélini, conseiller territorial et leader du Parti de la Nation Corse (PNC), photographié après avoir voté pour le second tour des élections cantonales le 27 mars 2011 à Porto-Vecchio, en Corse. — S. AGOSTINI/AFP PHOTO

Un total de 18 personnes ont été condamnées et trois relaxées lundi par le tribunal correctionnel de Marseille dans l'affaire de la Société Méditerranéenne de Sécurité (SMS), un dossier d'attribution présumée frauduleuse de marchés publics à cette société de sécurité corse.

Les 21 prévenus avaient comparu du 7 au 24 mars dans ce dossier, en l'absence du principal suspect, Antoine Nivaggioni, fondateur de la SMS, assassiné en octobre.

L'enquête, démarrée en décembre 2006 lorsque Tracfin a signalé des crédits importants sur le compte bancaire personnel d'Antoine Nivaggioni, mettait notamment en lumière le fonctionnement douteux de la chambre de commerce d'Ajaccio, des attributions suspectes de marchés publics en Corse ou dans le Var ainsi que le rôle joué par certains des amis de Nivaggioni pour l'aider à se procurer un faux passeport.

La peine la plus lourde a été attribuée à Jean-Claude Nativi, gérant de droit de la SMS, notamment pour escroquerie en bande organisée, abus des biens d'une SARL à des fins personnelles et recel: il a été condamné à 4 ans de prison, dont deux avec sursis et 15.000 euros d'amende.

Le dirigeant nationaliste corse Jean-Christophe Angelini, ami de Nivaggioni, a quant à lui été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis, tout comme l'homme d'affaires Jean-Luc Schnoebelen, soupçonné comme Angelini, d'avoir aidé Antoine Nivaggioni à se procurer un faux passeport.

Parmi les anciens cadres de la chambre de commerce d'Ajaccio, Raymond Ceccaldi, qui la présidait à l'époque des faits (2003-2006), a été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis et une inéligibilité de cinq ans.

Le président de la commission d'appel d'offres de la chambre de commerce du Var, Gérard Cerruti, réélu en 2010 à la tête de l'union patronale de ce département, a lui aussi été condamné à un an d'emprisonnement ainsi qu'à une peine complémentaire de trois ans d'inéligibilité.