Quand l'affaire DSK relance l'enquête sur l'agression sexuelle d'une femme de chambre à Paris

JUSTICE La jeune femme affirme avoir été agressée par un membre de l'entourage de la famille princière du Qatar, sa plainte avait été classée...

J. M.

— 

Capture d'écran d'une vidéo de BFM TV dans laquelle une femme de chambre raconte son agression sexuelle, en juillet 2010 dans un hôtel parisien.
Capture d'écran d'une vidéo de BFM TV dans laquelle une femme de chambre raconte son agression sexuelle, en juillet 2010 dans un hôtel parisien. — 20MINUTES.FR

Nouvel effet collatéral de l’affaire DSK. Cette fois, ce n’est pas une langue qui se délie, mais une enquête qui devrait être relancée, indique ce dimanche une source judiciaire, après la plainte pour agression sexuelle déposée en juillet 2010 par une femme de chambre d’un grand hôtel parisien. Selon Le Parisien, cette plainte viserait un membre de l’entourage de la famille princière du Qatar.

L’homme aurait proposé de l’argent contre des calins, a indiqué la femme de chambre employée par un prestataire au Park Hyatt Vendôme de Paris, témoignant anonymement pour BFM TV. Mais devant son refus, ce dernier se seriat montré plus qu’insistant. Alors que le jeune femme était en train de travailler, courbée, l’agresseur l’aurait «attrapée par derrière».

«Il a baissé son pantalon, il a commencé à se masturber»

«Il a glissé sa main dans mon pantalon pour toucher mes fesses», raconte la victime présumée, indiquant que l’homme se serait ensuite frottée à elle. Ensuite, «il a baissé son pantalon, il a commencé à se masturber», poursuit la femme de chambre. Ce n’est que l’intervention de l’entourage de la famille princière qui mettrait fin au calvaire de la victime, selon elle.

Le lendemain, la femme de chambre rencontre «le conseiller du prince» qui lui présente les excuses de la famille. Mais quand elle se rend compte que l’hôtel n’a pas prévenu la police, la jeune femme décide de porter plainte elle-même. Mais au commissariat, affirme-t-elle, on tente de la dissuader.

Les possibilités de mettre la main sur le suspect jugées «très hypothétiques»

«Moi si vous ne voulez pas laisser tomber, je vais classer cette affaire», se serait-elle entendu dire, selon son témoignage. Le dossier, selon Le Parisien, a d’ailleurs été classé par le parquet il y a plusieurs semaines. Selon des sources judiciaires citées par le quotidien, des investigations doivent être relancée, même si les possibilités de mettre la main sur le suspect sont jugées «très hypothétiques».

La victime présumée s’est manifestée à nouveau récemment, après l’affaire DSK. Selon elle, un autre membre du personnel de l’hôtel a été agressée par la même personne quelques jours avant elle. L’agresseur présumé serait d’ailleurs indésirable dans les hôtels français de la chaîne Hyatt.

En raison de débordements racistes, nous sommes contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension.