Affaire DSK: Les avocats de Nafissatou Diallo ont contacté Patrick Lozès

JUSTICE Ils veulent obtenir des «informations» contre l'ex-directeur du FMI...

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L'avocat Kenneth Thompson, qui défend la victime présumée de DSK, tient une conférence de prese devant la Cour suprême de New York, le lundi 6 juin 2011.
L'avocat Kenneth Thompson, qui défend la victime présumée de DSK, tient une conférence de prese devant la Cour suprême de New York, le lundi 6 juin 2011. — D. EMMERT / AFP

Les avocats de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse DSK de tentative de viol, veulent frapper fort. Ils cherchent par tous les moyens à obtenir des éléments à charge contre Dominique Strauss-Kahn. Ils ont même pris contact, de manière indirecte, avec Patrick Lozès, le président du Cran, pour trouver des informations contre DSK, révèle Europe 1 ce vendredi.

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Ils ont fait passer leur message par un président d'une association américaine de défense de droits civiques que connaît Patrick Lozès. L’homme lui a téléphoné le 27 mai dernier. «On m’a demandé "est-ce que vous avez des informations sur cette affaire, est-ce qu’on vous a déjà raconté des choses, est-ce que vous êtes au courant de quelque chose?"», a raconté le président du Cran à Europe 1.

Réputation

Le messager lui a également demandé s’il était prêt à chercher, via ses réseaux, des éléments à charge contre l’ex-directeur du FMI. Patrick Lozès n’a pas dit ses intentions à Europe 1 mais a laissé entendre qu’il agirait si les avocats de DSK salissaient trop la réputation de la plaignante. «Si c’était le cas, beaucoup de personnes qui pourraient rester en dehors de cette affaire, ne pourraient pas faire autre chose que d’aider les Américains qui ont posé des questions», a prévenu Patrick Lozès.

Kenneth Thompson, l'un des nouveaux avocats de Nafissatou Diallo, avait déjà lancé lundi un appel en France et en Afrique pour trouver d’éventuelles autres victimes de DSK. Dans Le Parisien de vendredi, Douglas Wigdor, un autre avocat de la plaignante, assure avoir déjà «reçu plusieurs coups de téléphone évoquant ces cas». Il regrette également que Tristane Banon, la journaliste qui accuse DSK d'agression sexuelle, ne souhaite pas collaborer. «Cette attitude n'a pas de sens», dit-il.

«Il est temps que l'on se pose la question du passé de cet homme. Il va falloir rechercher toutes les autres victimes partout dans le monde, et je suis certain qu'elles sont nombreuses», a-t-il conclu.

La prochaine audience doit se dérouler le 18 juillet et les conseils de la femme de chambre comptent bien présenter un dossier complet d’ici là.