Des milliers de concombres invendus détruits à Nantes

AGRICULTURE L'opprobre a été injustement jeté sur la plante potagère, accusée de l'épidémie allemande causée par l'E. Coli...

A Nantes, F.B.

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Des maraîchers détruisent une partie de leur récolte de concombres invendus, le 6 juin 2011 à Carquefou.
Des maraîchers détruisent une partie de leur récolte de concombres invendus, le 6 juin 2011 à Carquefou. — F. ELSNER / 20 MINUTES

La fédération des maraîchers nantais, qui emploie près de 4.000 personnes dans l’agglomération nantaise, a détruit ce lundi après-midi 10 tonnes de concombres invendus. Broyés, les légumes ont ensuite été épandus dans un champ. Une action qui sera désormais répétée chaque jour, assure-t-elle. Les maraîchers nantais, qui produisent environ un tiers de la production nationale de concombres accusent des pertes de 80% depuis la médiatisation de l’affaire de la bactérie tueuse.

«Nos concombres sont sains, les dernières analyses l’ont prouvé»

D’autres légumes comme la tomate, la salade, le radis ou l’endive se vendent également avec difficulté. «Ça fait mal au cœur de voir ça, commente Laurent Cheminant, producteur à Carquefou, devant les milliers de concombres jetés à la benne. Il faut rassurer les consommateurs pour arrêter cette psychose.»

«Nos concombres sont sains, les dernières analyses l’ont prouvé. On met à mal toute une profession à cause d’un amalgame», a poursuivi Laurent Cheminant. Les maraîchers nantais réclament un «message clair du gouvernement sur la sûreté de la production légumière française». Ils espèrent aussi «la prise en charge des destructions au niveau du coût de production» et la «mise en place de mesures fiscales de soutien à la profession».