Rhumatologue égorgée à Valenciennes: Le procès du meurtrier présumé a repris

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Le procès du meurtrier présumé d'une rhumatologue, égorgée en 2002 à Valenciennes, a repris ce lundi devant la cour d'assises du Nord à Douai, après avoir été interrompu en décembre à la suite d'un témoignage finalement «infondé», a-t-on appris de source judiciaire.

Le procès est prévu jusqu'à vendredi «au plus tard», a indiqué l'une des avocates de l'accusé, Me Blandine Lejeune.

Strangulation et traces de coups

Le prévenu, Mohamed Medjahed, un marginal de 52 ans, encourt trente ans de réclusion criminelle. Il avait été interpellé et mis en examen en avril 2008, après que des bouts d'ongles, portant ses empreintes génétiques, eurent été découverts dans le sang de la victime égorgée à son cabinet.

Sophie Berkmans, 41 ans, a été retrouvée morte le 7 octobre 2002, inanimée, et baignant dans son sang. Son cou présentait des traces de strangulation, son visage des traces de coups. Sa jupe était relevée, son collant et sa culotte abaissés.

Le procès, ouvert le 6 décembre, avait été reporté en raison du témoignage d'une femme qui affirmait connaître un homme ayant fréquenté Sophie Berkmans et dont l'ancienne maîtresse avait juré d'égorger quiconque s'approcherait de son ancien amant.

Le suspect nie les faits

Selon ce témoignage, cette femme aurait pu commanditer l'assassinat de la rhumatologue, ainsi que celui d'une autre jeune femme de 19 ans, retrouvée morte quelques semaines avant Mme Berkmans.

«Cette femme, comme l'amant présumé, ont été entendus à plusieurs reprises, et ont été totalement mis hors de cause. Ce témoignage de dernière minute s'est révélé infondé et n'être en fait qu'une rumeur», a expliqué à l'AFP une source judiciaire.

«Apparemment, l'homme n'aurait même jamais été l'amant de la rhumatologue», a expliqué Me Lejeune.

Selon l'avocate, Mohamed Medjahed continue de nier les faits. «La scène de crime a pu être polluée. Les morceaux d'ongles de mon client ont pu y être amenés sous les chaussures de quelqu'un d'extérieur», assure-t-elle, rappelant que celui-ci «traînait fréquemment dans le quartier» de la victime.