Tarterêts: Une fillette blessée lors d'échauffourées, la police des polices saisie

FAITS-DIVERS Le préfet de l'Essonne a pris cette décision «afin que toute la lumière soit faite, notamment sur le projectile ayant atteint la victime»...

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Le préfecture de l'Essonne a demandé à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale, police des polices) d'ouvrir une enquête administrative après qu'une fillette a été blessé dimanche soir lors d'affrontements entre jeunes habitants de Corbeil-Essonnes (Essonne) et policiers.

«Afin que toute la lumière soit faite, notamment sur le projectile ayant atteint la victime, le préfet de l'Essonne a décidé (...) de demander une enquête administrative à l'IGPN sans préjudice de l'enquête judiciaire en cours.» Cette démarche a été engagée «en accord avec le cabinet du ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration», a précisé la préfecture dans un communiqué reçu à Paris.

Jets de pierres et de bouteilles

Une fillette de neuf ans a été grièvement blessée à la tête et hospitalisée dimanche soir, lors d'affrontements entre la police et une trentaine de jeunes du quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne). Selon la préfecture de l'Essonne, les fonctionnaires de police, ont été pris à partie par une trentaine d'assaillants qui ont lancé des pierres et des bouteilles dans leur direction. Les policiers, rejoints par des CRS ont répliqué par des tirs de lanceurs de balles de défense et de grenades lacrymogènes.

Le gomme cogne, sous les marques «Flash-Ball» ou «LBD40», est à l'origine de graves blessures à la tête depuis sa mise en service au milieu des années 1990, suscitant des controverses répétées sur son usage.

Selon la police, tout semble dire que la fillette, qui se trouvait au pied de son immeuble, a reçu une pierre au visage. Les forces de l'ordre étaient positionnées à quarante mètres des assaillants. Une distance qui, selon des informations techniques fournies par la police, ne permet pas de causer une plaie ouverte par un tir de gomme cogne ou de grenade lacrymogène. Une enquête a déjà été ouverte par la Sûreté départementale de l'Essonne.