Affrontements dans le Val d'Oise: Trois «cadres importants» du PKK en France interpellés

SOCIÉTÉ l'origine de la procédure figurent «des plaintes pour extorsion de fonds qui devaient servir au financement d'activité terroristes menées par le PKK», selon l'Intérieur...

© 2011 AFP
— 

Trois «cadres importants» du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en France figurent parmi les personnes interpellées samedi en Ile-de-France, a précisé le ministère de l'Intérieur, qui réfute toute responsabilité policière dans les échauffourées qui ont suivi. «Sur les 5 interpellations - 3 à Arnouville (Val-d'Oise) et 2 à Evry - on a trois cadres importants du PKK en France», a indiqué dimanche à l'AFP Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère. Seulement trois interpellations avaient été confirmées, de source judiciaire, samedi.

Des affrontements avaient éclaté en milieu de journée entre manifestants et forces de l'ordre à Evry et Arnouville, après la perquisition d'un centre culturel kurde et l'interpellation de plusieurs membres de cette communauté. Des voitures de police avaient été caillassées et du mobilier urbain brûlé. L'intervention s'est déroulée dans le cadre «d'une enquête diligentée depuis plusieurs mois par la sous-direction anti-terroriste (SDAT) sur instruction du parquet anti-terroriste de Paris», a précisé dimanche M. Brandet.

Plaintes pour extorsion de fonds

A l'origine de la procédure figurent «des plaintes pour extorsion de fonds qui devaient servir au financement d'activité terroristes menées par le PKK», a-t-il ajouté. M. Brandet a réfuté toute provocation ou usage excessif de la force dans cette opération, qui a fait samedi l'objet de critiques du PCF et du maire PS de Gonesse (Val-d'Oise), ville voisine d'Arnouville, Jean-Pierre Blazy.

Onze membres de la communauté kurde ont été légèrement blessées après l'intervention des forces de l'ordre à Arnouville et conduites à l'hôpital de Gonesse, selon M. Blazy pour qui l'opération policière a été «mal maîtrisée et a donné lieu à des débordements inacceptables sur la voie publique». «L'intervention était particulièrement justifiée par des nécessités opérationnelles», a répondu M. Brandet.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, «ce n'est pas l'interpellation directe qui a créé des tensions mais l'oppostion de certains participants qui voulaient empêcher par tous les moyens les arrestations». «Les enquêteurs de la SDAT savent agir avec discernement», a-t-il souligné.