Georges Tron accusé d'abus sexuels: Une des plaignantes avait déjà contacté une association spécialisée

JUSTICE L'une des anciennes collaboratrices du maire de Draveil avait signalé son cas à l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail...

J. M.

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Capture d'écran du site de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, saisie en novembre 2010 par une des accusatrices de Georges Tron.
Capture d'écran du site de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, saisie en novembre 2010 par une des accusatrices de Georges Tron. — 20MINUTES.FR

«De notre point de vue, sa crédibilité n’est pas contestable, quels que soient le moment et le contexte du dépôt de plainte.» L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) a pris la défense d’une des plaignantes accusant Georges Tron de harcèlement sexuel et que ce dernier présente comme une comploteuse d’extrême droite, en indiquant notamment que celle-ci les a contactés dès le 15 novembre dernier.

L’association précise sur son site Web avoir donc été saisie «en dehors du contexte de "l’affaire DSK"» et que «l’ouverture de ce "dossier" à l’AVFT a suivi la procédure habituelle», qu’elle détaille. L’AVFT indique en revanche ne pas avoir mis en relation la plaignante avec Gilbert Collard, avocat proche de Marine Le Pen, avec la famille de laquelle le secrétaire d’Etat a indiqué avoir un vieux contentieux, qui remonterait cependant à plus de deux ans, soit avant l’ouverture du dossier.

«Les victimes de violences sexuelles mettent généralement du temps à franchir le pas de la plainte»

La plaignante «a fait la connaissance de M. Tron alors qu’elle était militante UMP, dans le cadre de la campagne pour les dernières élections municipales. Elle ne fait donc pas partie d’une quelconque opposition politique à la mairie de Draveil», note par ailleurs le communiqué de l’association. Le secrétaire d’Etat a en effet affirmé que ses deux accusatrices «gravitent dans un milieu d'extrême droite».

«Les victimes de violences sexuelles mettent généralement du temps à franchir le pas de la plainte pénale, à rassembler le courage suffisant», précise enfin l’association pour justifier le délai entre les faits présumés et la procédure. Le communiqué ajoute que «mettre en cause une personnalité "haut placée" est un obstacle supplémentaire».