Grève des taxis: «On va créer une panique monstre»

TRANSPORTS Après une première action ce mercredi, les chauffeurs promettent de remettre ça...

C.C. avec Reuters et les rédactions locales de 20 Minutes

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Illustration sur les taxis parisiens.
Illustration sur les taxis parisiens. — A.REAU / SIPA

Ils ne sont pas contents. La Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT), la Fédération française des taxis de province (FFTP) et la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI) ont appelé à une journée nationale d'action ce mercredi, prévoyant notamment des rassemblements devant les préfectures de région. Les syndicats entendent protester notamment contre la hausse des prix des carburants, réclamant une aide de l'Etat, et la concurrence jugée déloyale des «taxis low-cost», véhicules de tourisme avec chauffeur qui ne sont pas assujettis aux mêmes taxes qu'eux. . Le point, région par région.

Ile-de-France
Un point de rendez-vous était prévu à Roissy et d'autres lieux autour de Paris afin de convoyer vers la capitale qui devrait surtout être concernée par une amplification du mouvement dans les semaines à venir.

Nord
La métropole lilloise a connu des perturbations en raison des opérations escargot prévues par les chauffeurs de taxis locaux. 57 taxis bloquaient en fin de matinée le boulevard de la Liberté, en plein centre de Lille. Ils étaient reçus en délégation par le préfet du Nord ce mercredi midi. L'aéroport de Lille ainsi que les gares de la ville sont également visées par le mouvement.

Est
A Strasbourg, une manifestation était prévue à 14h devant la préfecture, place de la République. 

Ouest
Des opérations escargot ont lieu dès ce mercredi matin dans toute la Bretagne, notamment dans le Finistère (Brest, Quimper) et le Morbihan (Vannes, Lorient). Rien de prévu à Rennes (Ille-et-Vilaine) en revanche.

Sud-est
Une opération escargot a débuté dans la matinée dans la région marseillaise avec pour destination la préfecture de Marseille. Même programme dans le centre de Lyon avec plusieurs cortèges. Au total, pour les deux villes, la mobilisation a rassemblé un millier de taxis. «Ces manifestations ne sont qu'un début, il y en aura d'autres si nous ne sommes pas entendus», a prévenu le président de l'intersyndicale, Charles Gilardenghi, lors de la manifestation marseillaise. «Le carburant qui flambe est vital pour notre profession. On ne l'utilise pas pour se promener mais pour travailler», a-t-il ajouté.

Sud-ouest
A Toulouse, les taxis ont bloqué une partie de la rocade, ils étaient selon les organisateurs 338 au total (sur 673 taxis ayant une licence). Ils ont été reçus à 11h à la préfecture pour porter les revendications nationales et des revendications  locales (hausse du tarif toulousain, accès à la bande d’arrêt d’urgence sur des horaires limités). «Notre action ne fait que commencer parce que notre ras-le-bol bol est général», a déclaré Philippe Vidal, délégué régional de la Fédération nationale des taxis Indépendants (FNTI). «La prochaine étape, c'est Paris, dans deux ou trois semaines. Là, on va créer une panique monstre. On va tout bloquer», a-t-il ajouté.