Vol AF447: Une absence du commandant de bord dans le cockpit serait «tout à fait conforme aux règles internationales»

Avec Reuters
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Les pilotes se font entendre. Alors que les informations pour tenter d'expliquer le scénario de l’accident du vol AF447 entre Rio et Paris affluent depuis le début de l’analyse des boîtes noires de l'A330 d’Air France, les syndicats des pilotes de la compagnie s'élèvent contre la multiplication de ce qu’ils considèrent comme des «soupçons infondés».

D'après le magazine allemand Der Spiegel, le crash qui a fait 228 morts serait dû à un décrochage brutal de l'appareil à cause du gel des sondes de mesure de vitesse Pitot, ce qui avait déjà été mis en avant par les enquêteurs.

L'hebdomadaire affirme aussi que le commandant de bord ne se trouvait pas dans le cockpit au moment où l'avion a rencontré les premières difficultés sur sa route. Ce dernier aurait regagné à la hâte le cockpit et crié des instructions à ses deux copilotes, moins expérimentés que lui.

«Informations parcellaires»

Dans un communiqué diffusé ce lundi, le SNPL-France Alpa souligne qu'une éventuelle absence du commandant de bord dans le cockpit serait «tout à fait conforme aux règles internationales».

«En effet, sur de tels vols longs, un pilote de renfort est obligatoirement prévu afin que chacun des membres de l'équipage puisse prendre du repos à un moment du vol. Deux pilotes restent en permanence aux commandes, conformément aux règles de certification de l'avion», explique le syndicat.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) voulait prendre le temps d'analyser les données des boîtes noires avant de livrer, dans plusieurs semaines, des premiers éléments sur les circonstances de l'accident. Mais les enquêteurs ont décidé d'avancer en partie leur calendrier en raison «des informations parcellaires et plus ou moins contradictoires» rapportées dans la presse et qui peuvent «affecter la sérénité de l'enquête».