L'«au revoir» de DSK aux employés du FMI

LETTRE Dominique Strauss-Kahn a tenu à s'adresser «personnellement» aux employés du Fonds après l'inculpation pour tentative de viol...

M.P.

— 

Le siège du Fonds monétaire international (FMI), à Washington, le 15 mai 2011.
Le siège du Fonds monétaire international (FMI), à Washington, le 15 mai 2011. — Y. GRIPAS / AFP

CNN a révélé ce lundi la lettre que Dominique Strauss-Kahn a envoyé aux employés du FMI, après celle, très formelle, adressée au board de l'instituion pour annoncer sa décision. L’ex-patron de l’institution internationale explique qu’il voulait s’adresser à eux «personnellement et directement» pour dire sa «profonde tristesse» et «sa frustration de devoir quitter dans ces circonstances» le FMI.

«Les derniers jours ont été extrêmement douloureux pour ma famille et moi, et je sais qu’ils l’ont été pour tout le monde au Fonds. J’en suis vraiment désolé», écrit Dominique Strauss-Kahn qui  nie une nouvelle fois les accusations portées contre lui, notamment celle de la tentative de viol. «Je démens de la manière la plus forte les allégations auxquelles je suis confronté; je suis confiant que la vérité éclatera et que je serai exonéré», assure-t-il dans cet email envoyé et transféré vendredi aux employés par John Lipsky, son successeur par intérim à la tête du FMI. DSK l'aurait donc rédigé le jour où il est sorti de la prison Rikers Island.

«Cauchemar personnel» de DSK inculpé

Et d'ajouter: «En attendant, je ne peux pas accepter que le Fonds et vous, chers collègues, deviez partager mon cauchemar personnel. Donc je devais partir».

Revenant sur toutes les actions du Fonds ces trois dernières années face à la crise, qui a reçu des «éloges» du monde entier, précise-t-il, il écrit:  «Vous devriez être fiers de ce que vous avez accompli. Un énorme travail reste à faire, à un moment particulièrement crucial; vous le ferez jour après jour et je vous applaudirai».

Et celui qui est inculpé de tentative de viol et en résidence surveillé à New York de conclure: «Je me sens privilégié et honoré d'avoir travaillé avec tant de gens extraordinaires (…). Et donc, mes chers collègues, je vous dis merci, bonne chance pour l'avenir, et au revoir (en français dans le texte)».