Compiègne: Le violeur d'une jeune fille identifié 15 ans après

FAIT DIVERS Mais il s'est suicidé en mars dernier...

Corentin Chauvel
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Une affaire presque résolue, quinze ans après. Le violeur et tueur présumé d’Angélique Dumetz, une jeune fille de 19 ans retrouvée morte en octobre 1996 dans la forêt de Compiègne (Oise), a été confondu par son ADN, a annoncé mercredi la procureure de la République de Senlis, Chantal Berger, et par le commissaire de la police judiciaire de Creil, Jean-Michel Hornus, rapporte Le Parisien ce jeudi.

C’est en prélevant il y a quelques mois l’ADN de José Mendes Furtado, un père de famille originaire du Cap-Vert, auteur de violences conjugales, que le rapprochement a pu avoir lieu. Cependant, l’homme de 51 ans s’est suicidé en mars dernier après avoir tué sa femme.

Violeur, mais pas forcément meurtrier

Son ADN a finalement correspondu avec celui prélevé à l’époque sur la victime (du sperme notamment) et qui figurait aux données du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). L’ADN de l’agresseur a également été comparé à celui «de 800 personnes que la police judiciaire a prélevé sur le territoire national et à l’étranger spécifiquement pour cette affaire», a précisé au Parisien Jean-Michel Hornus.

Le soir du crime, Angélique «s’était disputée avec deux hommes devant un cinéma», selon des témoins. Ce n’est que cinq ans plus tard, en octobre 2001, qu’un homme est interpellé. Il «prétend connaître le meurtrier et dénonce un certain Rafael, un marginal vivant au Portugal», indique Le Parisien. La piste sera finalement abandonnée, de même qu’une autre, toujours portugaise, soulevée en 2005.

Mais le dossier n’est pas clos pour autant. Si José Mendes Furtado a bien été reconnu comme le violeur de la jeune fille, rien ne prouve encore qu’il en soit également le meurtrier. «Maintenant, il faut savoir comment les faits se sont déroulés et s’il y avait une autre personne», a déclaré Chantal Berger, soulignant qu’il y avait toujours «un individu mis en examen et sous contrôle judiciaire pour complicité dans cette affaire».