Tuerie de Nantes: Des Belges ont vu Xavier Dupont de Ligonnès dans un bar du Gard

TÉMOIGNAGE 'était le 22 avril dernier, mais ils ne l'ont signalé que cette semaine aux autorités...

Julien Ménielle

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AFP

Ils ont un peu traîné mais ils sont formels. Dan et Sam Bauweraerts, un couple de Bruxellois, ont vu Xavier Dupont de Ligonnès dans un bar de Collias, dans le Gard. C’était le 22 avril et ils passaient des vacances dans le sud de la France, mais selon la Dernière heure, ils n’ont contacté l’ambassade de France à Bruxelles que cette semaine.

Dan Bauweraerts tient un bar dans la commune bruxelloise de Koekelberg et se dit «très physionomiste». Ce 22 avril, il boivent un verre à la terrasse de la Brèche à Collias. «Il devait être 18 h. Une voiture s’est arrêtée à hauteur du bar et cet homme qui était seul en est descendu. Il a choisi la table située à l’autre extrémité et commandé une boisson. La raison pour laquelle j’ai prêté attention? Parce que nous étions les seuls clients, qu’il ne ressemblait ni à un touriste ni à un habitant du cru, enfin qu’il semblait attendre quelqu’un. Et effectivement un homme est arrivé, je dirais dix minutes plus tard. En fait, il s’agissait d’un rendez-vous», raconte Dan.

Chemise à carreaux et Perrier

L’affaire de la tuerie de Nantes a été révélée la veille dans par les médias, mais le couple n’a pas encore vu beaucoup de photos de Xavier Dupont de Ligonnès. Mais quand, ce même soir dans ce même bar, le visage du suspect apparaît à la télé, ils tombent d’accord: «C’est lui». L’homme portait une chemise bleu foncé à carreaux rouges et blancs et a bu un Perrier et pendant que son interlocuteur sirotait un verre de rosé. «L’autre est plus grand, entre 55 et 60 ans, corpulent, légèrement dégarni et vêtu chic, de vêtements clairs», précise Dan.

Les touristes belges indiquent qu’ils étaient alors «trop éloignés pour entendre la conversation» et ne peuvent rien préciser de plus. «Il n’y a qu’eux qui l’ont vu», rétorque un employé du bar contacté par 20Minutes, qui affirme qu’à Collias, «personne n’est au courant». Reste à savoir quel crédit les enquêteurs donneront à ce témoignage. La trace de Xavier Dupont de Ligonnès se perd une semaine plus tôt, le 15 avril, à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, mais le procureur de Nantes indiquait cette semaine avoir déjà reçu plus de 330 signalements, dont aucun n’a été considéré comme fiable.