Un plan plus répressif que préventif

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« Avec les mesures annoncées, on est sur le tout répressif », juge Laurent Hecquet, délégué général de 40 millions d'automobilistes, qui regrette que « le gouvernement n'ait pas aussi misé sur le deuxième volet de la Sécurité routière : la prévention. » Selon lui, « il faut multiplier les campagnes de communication sur des risques au volant tels que la somnolence ». Une opinion partagée par Didier Bollecker, président de l'Automobile-Club : « L'accent devrait davantage être mis sur la pédagogie. Exemple : l'Autriche a mis en place une formation post-permis afin de vérifier que les conducteurs ont de bons réflexes. Cela a permis de faire chuter de manière radicale le nombre d'accidents de jeunes. »
Avec l'aggravation des sanctions pour les personnes qui commettent des impairs sur la route, les associations d'automobilistes craignent aussi que le nombre de conducteurs sans permis n'augmente dans les prochaines années. D. B.