Procès Clearstream en direct: Tensions entre le général Rondot et les avocats de Dominique de Villepin

Anne-Laëtitia Béraud

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Un président partie civile et un ancien Premier ministre mis en examen, un corbeau, un général et un faussaire: les juges de l'affaire Clearstream ont clos vendredi leur enquête sur l'une des sagas politico-judiciaires les plus rocambolesques de la décennie.
Un président partie civile et un ancien Premier ministre mis en examen, un corbeau, un général et un faussaire: les juges de l'affaire Clearstream ont clos vendredi leur enquête sur l'une des sagas politico-judiciaires les plus rocambolesques de la décennie. — Pascal Guyot AFP/Archives

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19h56: La séance est suspendue, elle reprend demain à 13h30
19h54: Vives tensions entre le général Rondot et les avocats de Dominique de Villepin

19h50: «Avec Dominique de Villepin, c'est toujours bref». Le général Rondot parle des coups de fil...
19h49: "Monsieur le bâtonnier, nous parlons de choses sérieuses!" lance de Villepin pour clouer le bec à son détracteur, maître Iweins
19h41: Les avocats de de Villepin attaquent le général sur le fait qu'il n'a pas retranscrit le coup de fil
Ils attaquent aussi le général car il n'aurait rien dit à Dominique de Villepin de son incapacité de faire sortir Imad Lahoud, quand bien même de Villepin aurait évoqué le sujet. Le ton monte. 
19h20: En tant que ministre, de Villepin avait l'habitude de dire au téléphone «Allo..oui oui, bon bon... Faites au mieux!»
En tant que ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin insiste sur le fait que la garde à vue d'Imad Lahoud n'est pas importante, qu'il avait mieux à faire dans le cadre de ses activités ministérielles.
19h12: Dominique de Villepin se tient juste derrière le général Rondot qui témoigne
Une présence physique voulant intimider? Une volonté d'être au plus proche du micro pour témoigner?
19h08: Le général Rondot contredit Dominique de Villepin, pour qui l'ancien ministre était au courant de l'affaire avec Imad Lahoud
Pour le général Rondot, le ministre a parlé en premier le cas de Lahoud. "Nous sommes en désaccord", résume-t-il.
Dominique de Villepin passe à la barre et contredit le général. Il estime qu'il y a une différence de fonctions et d'activités entre lui et le général, et qu'il était très occupé par ses activités ministérielles. 
«Nous avons deux interprétations différentes. Mais je note tout. Et je n'ai pas appelé Dominique de Villepin, c'est lui qui m'a appelé». Dominique de Villepin n'a jamais nié être l'auteur du coup de fil.
19h04: Dominique de Villepin appelle le général Rondot le 25 mars 2004, à propos des attentats de Madrid le 11 mars
Pour de Villepin, qui réaffirme ne pas connaître Imad Lahoud, le général Rondot lui parle de Jean-Louis Gergorin, avec qui il se passerait quelque chose.
"Voyez-ce que vous pouvez faire" dit de Villepin au général Rondot, "mais pas pour faire libérer Lahoud, mais comme cela", continue de Villepin.
19h03: Au tour de Dominique de Villepin de se défendre
18h57: Le général nie avoir aidé Lahoud à être remis en liberté le lendemain
18h55: de Villepin aurait demandé à Rondot de faire sortir Lahoud de garde à vue, selon le général
18h46: L'audition passe à la journée du 25 mars 2004
Le général Rondot demande à voir son agenda de la journée.
Un commissaire de police appelle le général Rondot, lui disant Imad Lahoud est alors en garde à vue pour une affaire d'escroquerie.
Le général Rondot affirme, de nouveau, que Dominique de Villepin lui a téléphoné, lui  demandant de faire "le nécessaire" pour faire libérer "la source", Imad Lahoud. Ce fait a toujours été nié par l'ancien ministre.
18h35: Le général Rondot revient sur ces rencontres avec Imad Lahoud
Ces déclarations sont plus ou moins les mêmes qu'en début d'après-midi. Le général dit, de nouveau, avoir été déçu par les compétences d'Imad Lahoud, avant de reconnaître son incompétence dans le domaine informatique.

18h15: Maître Metzner, avocat de Dominique de Villepin, sort de la salle

17h50: Les débats devraient bientôt se concentrer sur la date clef du 25 mars 2004
Ce 25 mars 2004 est important. Ce jour-là, Dominique de Villepin a téléphoné au général Rondot. D'après lui, c'est pour parler des attentats de Madrid, survenus le 11 mars.
Le 25 mars 2004 est le jour où Imad Lahoud, «source» de l'affaire Clearstream, a été placé en garde à vue dans une autre affaire d'escroquerie. Selon ses détracteurs, le coup de fil de Dominique de Villepin aurait surtout pour objet de faire en sorte que la garde à vue d'Imad Lahoud soit levée. Cette thèse a été combattue par Dominique de Villepin. 
17h31: Maître Hervé Temime, l'un des trois avocats de Jean-Louis Gergorin, questionne le général Rondot
Le général Philippe Rondot affirme qu'il n'a jamais mis Imad Lahoud sur écoutes, contrairement à ce que dit l'avocat de Lahoud.
17h05: L'avocat Edgar Vincensini s'énerve sur le général Rondot, qui ne veut plus répondre 
Ils ferraillent à la barre, la présidente Beauquis s'en prend à l'avocat qui n'en finit plus.
Maître Edgar Vincensini est l’avocat de Pierre Pasqua, fils de Charles Pasqua, qui est partie civile dans ce procès. En effet, son nom est apparu sur les faux listings.
17h01: Les débats tournent en rond
On s'attarde sur la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d'Orsay, avec le général Rondot, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin. La présidente veut accélérer les débats, presse un avocat qui n'en finit pas de questionner le général, sur des déclarations qu'il a déjà prononcées en début d'après-midi.
16h53: Les avocats questionnent le général Rondot
Le 17 juillet 2004, le général Rondot acquiert la conviction que les listings sont faux. Sa rencontre avec les services suisses a été déterminante, déclare-t-il.
16h45: La séance reprend
16h40: Le journaliste Edwy Plenel discute juste devant l'entrée de la salle de la cour d'appel
Mitraillé par les flashs, Dominique de Villepin entre dans la salle
16h29: La séance est interrompue pendant dix minutes.

16h25: Il n'y a pas que les gendarmes qui s'ennuient, Dominique de Villepin regarde les mouches voler. Son fils est dans la salle, il suit depuis le début de la journée la succession des témoignages.

16h15: Des avocats rentrent dans la salle. Il y a un qui fait manifestement des UV, il est orange.

16h09: «C’est une affaire d’Etat, mais cela ne veut pas dire que je suis un général d’Etat» répond le général à un avocat d’Imad Lahoud qui l’attaque. Rires dans la salle.  
15h53: Les gendarmes s'ennuient...
Sur les côtés et près des portes battantes, les gendarmes s'ennuient, regardent au plafond. Il n'y a pas toujours autant d'action qu'avant la suspension de séance, en fin de matinée, avec deux énergumènes éjectés hors de la salle.
15h50: Dans les carnets du général, se trouvent à plusieurs reprises le nom de Nicolas Sarkozy
«Jean-Louis Gergorin a parlé plusieurs fois de Nicolas Sarkozy, et c’est pourquoi c’est écrit dans mes documents "fixation sur Sarkozy"», ajoute le général.
 
15h47: L'avocat général dit que les carnets du général Rondot sont des documents de qualité.
Il affirme croire en la véracité de ces documents.
15h35: On s'énerve à propos d'un mot écrit par le général Rondot dans ses carnets.
Le  mot en question: «Réelle» ou belle». Les avocats s'agitent un peu, la présidente souligne que c'est «belle». La phrase: «Une belle construction de Jean-Louis Gergorin»
15h33: «La théorie du complot est obsessionelle pour Jean-Louis Gergorin», appuie le général
15h31: Dominique de Villepin élève le ton
Au cours de la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d'Orsay avec Gergorin et Rondot, de Villepin souligne que l'entretien "n'a pas une réunion de comploteurs", et que la DGSE n'a pas été contactée. Il se dit "pas à 99%, mais à 100% d'accord avec le général Rondot".
15h30: Dominique de Villepin souligne que le général Rondot n'a pas voulu parler à sa ministre de la Défense
Dominique de Villepin insiste sur le fait qu'il ne pouvait être au courant de quoi que ce soit.
15h17: Pourquoi ne m'a-t-on pas répondu, pourquoi ne m'a-t-on pas donné de suite? interroge le général Rondot à propos de son travail sur les listings.
15h11: Dominique de Villepin conteste les propos du général Rondot
Il conteste la "direction des instructions". Le président de la République lui aurait donné des instructions à lui, et à lui seul. Les instructions du Président, dit de Villepin, ce serait la moralisation de la vie internationale, l'évitement des manipulations
15h09: La présidente souligne que le témoignage du général est en contradiction avec celui de de Villepin
15h08: Le président de la République aurait donné des instructions dans cette affaire, selon Rondot
Le général parle d'affaire d'Etat dans cette histoire
15h03: Lahoud est à la source de toute l'affaire, selon le général Rondot
«Imad Lahoud a été à la source, Jean-Louis Gergorin est entré dans le jeu, je pense de bonne foi. Jamais de Villepin ne m'a fait état de la présence du patronyme de Nicolas Sarkozy dans ce listing. Jamais il ne m'a demandé de faire un coup (...) Maintenant je suis un militaire. L'honneur, le mien, a été touché. Je répondrai à toutes les questions, sauf celles qui mettent en cause mon honneur» 
15h02: Silence de mort dans la salle, la cour est accrochée au témoignage du général Rondot
14h56: Le général met en cause de Villepin
En juillet 2004, il se rend en Suisse sur demande de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie. Il rencontre divers services, qui lui disent que l'affaire des listings paraît peu sérieuse. Il en rend compte à la ministre. Alors «commence l’effervescence médiatique», déclare le militaire. Il se rapproche de la DST, et acquiert la certitude que l'affaire est fausse. Il met ensuite «tout le monde» au courant, dont Dominique de Villepin, qui lui dirait que si cette information est connue "le Président et moi nous sautons", aurait dit de Villepin.
14h49: Le général reconnaît ne pas avoir voulu contacter la DGSE pour enquêter
«L'affaire me semble de plus en plus opaque», reconnaît-il, et sent qu’il est instrumentalisé. Peu à peu, le général comprend qui est le corbeau. Mais il hésite à avertir Dominique de Villepin.
14h48: Le général déclare qu'il y a eu plusieurs réunions entre Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin
14h45: «Je n’ai aucune connaissance en pénétration informatique» reconnaît le général Rondot
Le général, qui vient à EADS voir les listings d’Imad Lahoud, reconnaît être mal à l’aise. «Imad Lahoud tripote ses machines, et après une démonstration pas très convaincante, j'en ressors avec des listes de comptes», continue le militaire.
14h33: Pourquoi le général continue de travailler avec Lahoud à partir d'octobre 2003
«Le 1er octobre, on retombe sur Imad Lahoud qui m'apporte des renseignements, qui seront traités uniquement au ministère de la Défense. Pourquoi je m'intéresse à ces dénonciations calomnieuses? Car il y a avait des noms de personnels du ministère de la Défense, des noms d'amis».
En janvier 2004, le général se rend à une réunion avec Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin, que le militaire va minutieusement restituer sur ces carnets.
Durant cette réunion, il y a «une belle construction intellectuelle de Jean-Louis Gergorin, qui accorche Dominique de Villepin. Je reçois ensuite des instructions de Dominique de Villepin. Quelques jours après, j'écris une lettre à Dominique de Villepin pour le Président. Sans réponse, je prends acte», continue le militaire.
14h25. Comment le général Rondot a connu Imad Lahoud
En 2003, Jean-Louis Gergorin vient voir le général Rondot, lui affirmant qu'il a une source, Imad Lahoud, qui a pénétré dans des comptes bancaires.
Imad Lahoud intéresse par ailleurs le général, qui s'en occupe de janvier à septembre 2003 dans le cadre de la lutte antiterroriste. En effet, Lahoud affirme qu'il a rencontré Oussama ben Lahoud à Beyrouth. Le général confie avoir «une obsession», celle de la traque de Ben Laden.
14h24: Le général Rondot est de nouveau appelé à la barre
Il arrive avec sa petite mallette de cuir, toujours aussi raide. Il reprend son exposé
14h23: La cour arrive, tout le monde se lève
La séance reprend
14h15: La séance n'a pas encore repris
Ca papote, Dominique de Villepin est là depuis un plus d'un quart d'heure, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud sont arrivés peu après. L'ambiance est plutôt détendue, sauf au premier rang, où les personnages clefs de ce procès en appel Clearstream ne se regardent pas.
12h49: La séance est suspendue, elle reprendra à 14h15
12h47: La présidente veut suspendre la séance
Le général Rondot regrette de ne pouvoir continuer son exposé. "Madame, ce n'est pas bien pour moi, pour mon explication" regrette le militaire.
12h43: Les originaux des agendas du général sont sous scellés, souligne l'avocat général
12h39: Un général scribouillard
Le général déclare qu’il prend des notes tous les jours, heures après heures. Il écrit pendant les réunions au ministère de la Défense, note les instructions, retrace ses impressions après les réunions. Il écrit tout le temps son «journal de marche», en France comme à l’étranger
12h37: La présidente Beauquis souhaiterait accélérer les débats
12h34: «Je n'appartiens à aucun cabinet noir», se défend le militaire
« Je me tiens en dehors du monde politique, car je suis du monde du renseignement, un monde qui n'a pas une grande confiance pour le monde de la politique» Dominique de Villepin, à un mètre du général, appréciera.
12h30: Le général Rondot tape sur Lahoud, l'accuse d'être un d'escroc
Il avait pourtant évoqué, au début de son témoignage, n'avoir aucun mot désobligeant pour personne...
12h25: «Je crois à la sincérité de Jean-Louis Gergorin», résume le général Rondot
Il a l'obsession du complot, il est impétueux, mais il a rendu beaucoup des ervices au pays, tant à la DST, qu'à la DGSE, et à l'état-major.
Quant à Imad Lahoud, il est la source qui a été mentionnée par Jean-Louis Gergorin. Imad Lahoud est un personnage complexe, tourmenté, pas insensible à l'argent. Imad Lahoud vient du Liban, d’un pays de fractures», qui expliqueraient ses mensonges, continue le général.
«Imad Lahoud a beaucoup menti, il a tellement menti, qu’aujourd’hui s’il disait la vérité, personne ne le croirait.  Dans le monde du renseignement, on appelle ce genre de personnes d’escroc aux renseignements».
12h19 Raide, le général dit qu'il est de la vieille école
Serait-ce dû à mon âge? se questionne-t-il. En effet, né en 1936, il a 74 ans aujourd'hui.
12h14: La salle est d'un silence studieux
Le témoignage du général intéresse.
12h11: Pourquoi j'écris? interroge le général Rondot
«Mes documents avaient pour but de rejoindre le service des archives de la Défense. Venant d'une vieille famille de militaires, j'écrivais, à la manière des journaux de marche. J’avais la fâcheuse habitude d’écrire mon journal de marche. Mais tous ces documents ont été détruits. Je comprends que les fameux verbatim soient l’objet de questions, mais c’est à moi de les interpréter».
«Ces verbatim, on doit les prendre comme un exercice de mémoire que j'ai fait», continue l'ancien général. Il finit par comparer ses documents aux mezze libanais, un repas constitué d'une multitude de plats, «où chacun a picoré ce qu'il voulait», souligne-t-il.
12h03: Le général évoque ses archives...
Le général dit que tous ses fameux carnets ont été détruits à sa cessation de ses fonctions.
11h56: Le général Rondot retrace sa carrière
L'ancien conseiller de Pierre Joxe, Alain  Richard puis Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense retrace sa carrière, au plus haut sommet de l'Etat pour toutes les questions de sécurité et d'opérations spéciales. Il a notamment été chargé des opérations antiterroristes sur le territoire, avant d'entrer dans les cabinets ministériels.
D'une voix enrouée, il déclare qu'il a eu des relations privilégiées avec le service de la surveillance du territoire, la DST, mais pas du tout avec la DGSE, service qui est rattaché au ministère de la Défense.
Il déclare qu'il a terminé ses fonctions en décembre 2005.
En mars 2006, il a fait l'objet de trois perquisitions pour les listings.
11h54: Le général Philippe Rondot est appelé à la barre
Il arrive dans la salle par une petite porte, vient à la barre, très droit, et décline son identité. Il jure de dire la vérité, toute la vérité.
11h47: Dernière question de maître Metzner à Denis Robert
Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité en mai 2004 par Imad Lahoud, dans un café à Paris, dit le journaliste.   
«En citant Nicolas Sarkozy, pensez-vous qu’Imad Lahoud a voulu vous aguicher?», demande l’avocat. Le journaliste tourne un peu autour de la question, puis admet.  
  
11h43: La présidente veut finir l'audition de Denis Robert
En effet, la séance a pris du retard. Le général Rondot n'a toujours pas été entendu.
11h25: Imad Lahoud et Denis Robert ne sont pas d'accord
Pour l'informaticien, le journaliste n'est jamais venu dans les locaux d'EADS à Suresnes, ce que contredit Denis Robert. Venu, pas venu, les questions se répètent pendant plusieurs minutes. Imad Lahoud est très offensif.
11h11: La séance reprend
Denis Robert se rend  de nouveau à la barre pour répondre aux questions de la cour et des avocats.
L'homme qui a été sorti manu militari de la salle est Joël Bouard. Le fondateur du petit parti royaliste HCCDA, qui a déjà pertubé à plusieurs reprises le procès Clearstream, est exclu de la salle jusqu'à la fin du procès. 
11h08: la séance n'a pas repris
Le calme est revenu dans la salle d'audience après le mouvement d'il y a dix minutes. Les bancs sont encore déserts, Denis Robert monte puis descend la travée centrale, boit de l'eau.
10h56: Un homme est maîtrisé au fond par les gendarmes
Il hurle, se déclare partie civile, brandit des papiers. "Il y a des violences des gendarmes partout!!" hurle un autre. Le ton monte, flottements dans la salle, incrédulité.
L'audience est suspendue par la présidente pour cinq minutes.
10h52: L'avocat de Clearstream attaque de nouveau
«Est-ce le juge Van Ruymbeke est votre ami?» demande-t-il à Denis Robert. «Oui» répond le journaliste. Il continue évoquant «des propos diffamatoires» du journaliste sur la société Clearstream, ce qui est immédiatement rembarré par la présidente de la cour d’appel. «Mais ce n’est pas l’affaire aujourd’hui!».
10h47: Un des avocats de la société Clearstream attaque Denis Robert
Avez-vous entravé une manifestation de la vérité? Denis Robert se sent en situation délicate, dément. Un informaticien, Florent Bourges, qui a donné des listings à Denis Robert, aurait voulu médiatiser l'affaire, et Denis Robert l'en aurait empêché.
10h44: Les débats tournent autour des connaissances de Denis Robert
Il parle notamment du juge Van Ruymbeke, et déclare qu'il ne connait personne dans les services de renseignement...
10h27: Près de vingt avocats pour Dominique de Villepin, Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin réunis
La moitié de la salle est constituée de robes noires, sans compter les magistrats. Le reste est essentiellement composé de journalistes, de nombreuses personnes prennent des notes sur carnet ou ordinateur. Quelques habitués du procès s’égrènent au fond de la salle.
10h18: «Denis Robert m’en veut !» s’exclame Lahoud
«Il ne me pardonnera jamais de lui avoir fait croire à la thèse du corbeau. Il m'en veut! !» s'exclame l'informaticien. 
«Là franchement, tu me déçois !» gronde Lahoud à l’adresse de Denis Robert. Rires de la salle.
10h12: La présidente de la cour d'appel critique le fait que Denis Robert fasse des déclarations totalement nouvelles aujourd'hui
Les avocats d'Imad Lahoud montent au créneau.Petit moment de flottement avec Denis Robert qui se défend face à la présidente et aux avocats.
10h10: Imad Lahoud prend la parole, très offensif
Pour l’informaticien, le journaliste n’est jamais venu le voir chez EADS. Il parle de «reconstitutions malheureuses» que feraient aujourd’hui Denis Robert.
Sur les rencontres avec le journaliste, Imad Lahoud reconnaît les faits, il lui a souvent écrit par mail. Imad Lahoud a toujours voulu faire croire à la thèse du corbeau à Denis Robert.
9h48 :«Imad Lahoud est un escroc, il m’a baladé pendant des années» lance Denis Robert
Le journaliste reconnaît pourtant avoir entretenu des relations amicales avec l’informaticien pendant plusieurs années, qu'il a connu en 2003. Imad Lahoud lui transmettait de nombreuses informations, qui se sont par la suite révélées fausses.
9h29: «Je témoigne sans animosité, et je ne roule pour personne» déclare Denis Robert
«Imad Lahoud est un falsificateur, un menteur», continue le journaliste. «Si je témoigne aujourd'hui, c'est pour éclairer la cour», continue-t-il. «Je voulais savoir, je suis journaliste, je voulais rencontrer Jean-Louis Gergorin pour comprendre. Il n'a jamais voulu me rencontrer. Je lui ai donc adressé une longue lettre», raconte le journaliste d'une voix égale.   
Il continue: «Le 9 mai 2006, je vais au Luxembourg, car je suis mis en examen par la justice du Luxembourg. Après quatre heures d’audition, je rentre en France, j’ai une trentaine de messages sur mon téléphone portable. On m’accuse alors d’être le corbeau de l’affaire. Sur le moment, je n’arrive pas à comprendre ce qui m’arrive. Il me faudra deux trois ans pour que je comprenne qui m’en veux. Les journalistes aussi m’accusent. Ils avaient été alertés par les avocats du dossier, car une page du général Rondot de mai 2004 fait mention de moi».
9h15: Le journaliste Denis Robert témoigne
L'ancien journaliste de Libération, qui a écrit deux livres sur l'opacité de la chambre de compensation Clearstream, raconte sa vision des faits. Il évoque ses rencontres avec Imad Lahoud. Il se dit tranquille: En effet, il a été relaxé l'année dernière, et a été blanchi de toutes les accusations qui le poursuivent depuis dix ans.
9h00: La cinquième journée du procès Clearstream s'ouvre
Tout le monde se lève quand la cour entre.

Le procès Clearstream est entré dans sa deuxième semaine. Ce mercredi, les moments forts seront constitués des auditions du général Rondot et du journaliste Denis Robert. 

Le journaliste, qui a été mis en examen pour "recel de vol et recel d'abus de confiance" en 2006, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris l'année dernière.

Mais le témoignage le plus dangereux pour Dominique de Villepin est celui du général Philippe Rondot. En 2003-2004, il a enquêté sur les listings Clearstream, pour le compte du ministère de la Défense et Dominique de Villepin. 

Ses carnets, récupérés lors de l'instruction, recèlent de nombreuses informations qui mettent à mal la défense de Dominique de Villepin.