Policier blessé à Paris: «Les phénomènes de bandes empirent dans les 18e, 19e et 20e»

O.G.

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«C’est très grave. On a franchi un cap car cette fois, des groupes de jeunes qui n’ont rien à voir avec l’interpellation s’attaquent non seulement au policier mais aussi à la victime. On parle souvent du 93 mais les phénomènes de bandes empirent dans les 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris. Il va falloir que l’Etat en prenne conscience», a déclaré à 20Minutes Thierry Mazé, secrétaire national du syndicat Alliance pour Paris et la petite couronne.

«La première réponse à apporter serait de respecter les peines planchers. Aujourd’hui, elles ne sont pas appliquées pour toutes les agressions qui visent des représentants de l’Etat, policiers, profs, pompiers... Or il y a de plus en plus d’agressions, notamment dans le métro. Le ministre de l’Intérieur vient d’ailleurs d’annoncer 300 fonctionnaires en plus à la sécurité des transports, on en a vraiment besoin. On demande aussi le gel de la baisse des effectifs de policiers. Et le redéploiement de certains agents. On a 600 à 700 collègues affectés à la circulation, ce n’est pas leur mission», a-t-il ajouté.