Procès Colonna en direct: La défense explique pourquoi Colonna ne s'est pas rendu immédiatement

J.C. avec Reuters, Bérénice Dubuc pour le live
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Croquis d'Yvan Colonna (au centre) et de son avocat Gilles Simeoni à l'ouverture de son troisième procès devant la cour d'assises de Paris le 2 mai 2011.
Croquis d'Yvan Colonna (au centre) et de son avocat Gilles Simeoni à l'ouverture de son troisième procès devant la cour d'assises de Paris le 2 mai 2011. — AFP PHOTO BENOIT PEYRUCQ

Après s’être longtemps muré dans son silence, Yvan Colonna a décidé de parler mercredi lors du troisième jour de son procès. Jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, il a raconté à la cour d'assises de Paris l'histoire d'amour qu'il vit en prison et a contesté qu'il s'agisse d'un stratagème. Sur l'assassinat du préfet, il n'a pas formulé de condamnation mais assuré n'avoir jamais porté atteinte à la vie de quiconque, directement ou indirectement.

«J'espère qu'ils vont dire la vérité»

Seul élément nouveau par rapport aux deux premiers procès, Yvan Colonna a déclaré qu'il connaissait certains faits sur les nationalistes dissidents qui reconnaissent avoir participé au crime et dont certains l'ont mis en cause avant de se rétracter.

Le berger corse devra faire face ce vendredi aux témoignages de la famille Erignac qui s’est constitué partie civile. Un moment intense qui a déjà donné lieu à des étincelles mercredi quand pressé par l'avocat de la veuve du préfet, Me Philippe Lemaire, de parler, Colonna s'est vivement emporté: «Je ne sais pas tout! Je ne sais pas pourquoi ils m'ont mis en cause, j'espère qu'ils vont dire la vérité, me concernant, moi!», a-t-il  crié.