Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan

JUSTICE Une précédente demande avait été bloquée par le parquet de Paris...

M.P. avec AFP

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Le cofondateur de l'organisation armée d'extrême-gauche Action directe, Jean-Marc Rouillan, le 17 décembre 2007 à Marseille.
Le cofondateur de l'organisation armée d'extrême-gauche Action directe, Jean-Marc Rouillan, le 17 décembre 2007 à Marseille. — M. GANGNE / AFP

C’est fait: la cour d’appel de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, l’ancien d’Action directe condamné deux fois à la prison à perpétuité, a annoncé son avocat Me Jean-Louis Chalenset.

En février dernier, la justice avait déjà  accordé ce régime de semi-liberté à l'ancien d'Action directe mais le parquet l'avait bloqué dans la foulée.  C'était donc à la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris de trancher. Elle l'a donc fait dans le sens du détenu de la prison de Muret (Haute-Garonne). Cette acceptation ouvre la voie au bout d'un an à une éventuelle libération conditionnelle.

Une première mesure de semi-liberté révoquée

Un mesure de semi-liberté avait déjà été accordé en 2007 à Jean-Marc Rouillan mais  elle avait été révoquée quelques mois plus tard après qu'il eut déclaré dans la presse qu'il ne «crachait» pas sur tout ce qu'il avait fait. A 58 ans, c'était le dernier membre d'Action directe à ne pas bénéficier d'un aménagement de peine.

Joëlle Aubron, libérée en juin 2004 après l'opération d'une tumeur au cerveau, a été la seule des quatre membres historiques mise en liberté après une suspension de peine. Elle est décédée en mars 2006, à 46 ans, d'un cancer aux poumons. Nathalie Ménigon, 53 ans,a elle obtenu un régime de semi-liberté durant l'été 2007, après deux accidents vasculaires cérébraux en détention. Max Frérot, considéré comme l'artificer du groupe, a lui aussi fait l'objet d'une libération conditionnelle en juillet 2010. Tout comme Georges Cipriani depuis avril 2010.