Capture d'écran du spot télévisé contre les claques et les fessées de la Fondation pour l'enfance diffusé à partir du 28 avril 2011 sur plusieurs chaînes de télévision.
Capture d'écran du spot télévisé contre les claques et les fessées de la Fondation pour l'enfance diffusé à partir du 28 avril 2011 sur plusieurs chaînes de télévision. — 20 MINUTES

Société

La gifle dénoncée dans un spot télévisuel

VIOLENCES – Il doit être diffusé à partir de jeudi sur plusieurs chaînes...

«Eduquons nos enfants sans violence, ni claques, ni fessées.» Les pouvoirs publics partent en guerre contre la gifle et autres molestations à l’égard des enfants. Dans une vidéo diffusée dès ce mercredi sur le Web et à partir de jeudi sur plusieurs chaînes télévisées (France Télévisions, groupe Canal +, arte, M6, TMC, NT1 et Direct 8), une mère, visiblement fatiguée, gifle sa fille qui vient de renverser son verre de jus de fruits. La grand-mère, qui assiste à la scène, prend alors dans ses bras sa propre fille en s’excusant d’avoir fait la même chose dans son enfance.  Le message, qui défile alors sur l’écran, est clair: «Des parents qui battent ont souvent été battus.»

 

Cette campagne, diffusée par la Fondation pour l’enfance à l’occasion de la Journée internationale contre les violences éducatives, samedi, vise «à susciter débat, réflexion, échange sur les pratiques éducatives envers les enfants, et notamment sur les punitions ou châtiments corporelles : claques, fessées, gifles, tapes… violences banalisées, encore justifiées et défendues par nombre de parents et tolérées par la société», explique Emmanuelle Piet, coordinatrice de la campagne, sur le site de la Fondation.

Un parent sur deux y aurait recours

Et de rappeler que «près de 50% des parents d’enfants de moins de 2 ans déclarent avoir dans les douze derniers mois avoir eu recours à des punitions corporelles envers leurs enfants d’après une étude québécoise».

>> Comment exprimer son autorité de la bonne façon? Les conseils de 20minutes.fr par ici 

«Les enfants d’âge préscolaire ne peuvent comprendre ces gestes, la seule chose qu’ils intègrent est la peur, la douleur, l’anxiété et l’apprentissage de la violence», affirme de son côté le docteur Gilles Lazimi. Dans Le Parisien daté de ce mercredi, il ajoute qu’«il n’y a pas de petite gifle. Quand se pose-t-on la question du stress inimaginable que cela provoque quand elle est assenées par un adulte qu’il [l’enfant] aime?»

Une proposition de loi en France

Actuellement, vingt-deux pays européens ont instauré l’interdiction de la fessée. En France, la députée UMP Edwige Antier, célèbre pédiatre, a récemment déposé une proposition de loi qui vise à interdire les châtiments corporels sur les enfants, dont la fessée. Mais elle n’a jamais été inscrite au calendrier.

>> Stephan Valentin, docteur en psychologie, avait répondu à vos questions sur le sujet. Pour retrouver ses réponses, cliquez ici

Selon une récente étude américaine, de l'Université Tulane, les enfants qui subissent régulièrement un châtiment corporel montrent des signes agressifs dans leur comportement à l'âge de cinq ans.