Pass contraception: Les précédents en Alsace et en Poitou-Charentes

SANTE Dans ces deux régions, la pilule peut déjà être prescrite et délivrée anonymement et gratuitement...

C. F.

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Un pass contraception à destination de quelque 159.000 jeunes Franciliens a été lancé ce mardi par la région et le ministère de l’Education. Un dispositif qui n’en pas à son premier coup d’essai. Deux expériences similaires ont été menées en Alsace puis en Poitou-Charentes. Et la députée UMP Bérengère Poletti devrait proposer une application nationale dans un rapport remis le 17 mai.

«Info ado» à Strasbourg

Ce dispositif a été lancé il y a dix ans par le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien du CHU de Strasbourg, qui milite pour une contraception gratuite et anonyme pour les moins de 18 ans. Les mineurs de la région peuvent consulter une liste de médecins membres du réseau – et qui interviennent en milieu scolaire - et se voient délivrer une ordonnance tamponnée «Info ado». Présentée en pharmacie, elle donne accès à des méthodes contraceptives anonymement et gratuitement, sans passer par la carte vitale et l’accord des parents. La méthode s’est avérée efficace puisqu’elle aurait permis de réduire de moitié les IVG de mineures dans le canton de Strasbourg, selon Le Parisien.

Le «pass contraception» en Poitou-Charentes

Sur le modèle de ce qui est fait en Ile-de-France, ce dispositif a été lancé par Ségolène Royal, la présidente (PS) de la région, mais sans l’aval, cette fois-ci, du ministère de l’Education. Prévu pour être distribué dans les lycées par les infirmières scolaires, ce pass contraception est finalement disponible chez  les 1.830 médecins généralistes, gynécologues et pédiatres libéraux de Poitou-Charentes.

Ce pass se présente comme un carnet de chèques restaurant et comprend des tickets ouvrant droit à une consultation médicale gratuite, à la délivrance de contraceptifs en pharmacie, à des analyses médicales et à une visite de contrôle. Interrogé sur les raisons pour lesquelles il n’avait pas soutenu ce dispositif, Luc Chatel a répondu ce mardi matin qu’étant réservé aux filles, il était trop restrictif et qu’il n'avait pas été négocié avec les syndicats d'infirmières. La région Poitou-Charentes a aussitôt démenti, selon le figaro.fr, et compte bien diffuser son pass dans les lycées.