Dupont de Ligonnès: Il n'y avait «rien d'excessif dans leur foi»

TÉMOIGNAGES es responsables de l'enseignement religieux des enfants du couple évoquent le couple nantais...

Frédéric Brenon, à Nantes

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Montage photo réalisé le 21 avril 2011 de la famille Dupont de Ligonnès, disparue depuis début avril. De gauche à droite et de haut en bas, Xavier, Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît Dupont de Ligonnès.

Montage photo réalisé le 21 avril 2011 de la famille Dupont de Ligonnès, disparue depuis début avril. De gauche à droite et de haut en bas, Xavier, Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît Dupont de Ligonnès. — N. CADO / POLICE JUDICIAIRE / AFP / 20 Minutes

La direction diocésaine d’enseignement catholique de Loire-Atlantique est revenue ce vendredi après-midi sur les circonstances de la disparition de d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses deux enfants scolarisés. «Mme de Ligonnès nous a fait parvenir une lettre de démission, signée de sa main. Sa motivation était liée au fait qu’elle suivait son mari muté en Australie», explique Thierry Watson, directeur de l’école Blanche-de-Castille où la mère de famille de 48 ans travaillait à temps partiel depuis deux ans en tant qu’assistante de vie scolaire. «L’annonce de sa mort a pour nous été brutale», poursuit-il.

Le directeur du collège-lycée Perverie-Sacré-Cœur, où étaient scolarisés Benoît, 13 ans, et Anne, 16 ans, a indiqué avoir été averti de l’absence des adolescents le 4 avril pour motif de maladie, puis avoir appris leur déscolarisation le 11 avril par une lettre expliquant la mutation professionnelle du père en Australie. «Ça m’a étonné, reconnaît Olivier Bouissou, mais il n’est pas rare que nous ayons des demandes de mutation en cours d’année. Et de préciser: «On n’alerte les autorités que lorsqu’il y a suspicion de maltraitance d’enfant».

«Jamais rencontré Xavier Dupont de Ligonnès»

Les deux responsables d’établissement ont tous deux affirmé n’avoir «jamais rencontré Xavier Dupont de Ligonnès», uniquement son épouse dans le cadre de son travail où du suivi de la scolarité de ses deux enfants. «Ne pas voir le père n’a rien d’exceptionnel, ce sont surtout les mères que l’on voit», nuance Olivier Bouissou.

Le directeur diocésain de Loire-Atlantique, Jean-Pierre Welhoff, a affirmé que les Dupont de Ligonnès étaient des «catholiques pratiquants» qui n’avaient «rien d’excessif dans leur foi». Une cellule de crise a été ouverte dans les deux établissements nantais ce vendredi. Près d’une centaine d’adolescents ont été reçus par des psychologues. Des adultes ont pu également être soutenus.

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