Egypte: Amnesty International demande l’ouverture d’une enquête sur la violation des droits humains

O. V.

— 

«Oubliez la loi! S’ils ont envie de dire que quelqu’un est un terroriste ou un trafiquant de drogue, ils le disent et la personne est mise en détention, c’est aussi simple que ça», a expliqué à Amnesty International un avocat qui traitait des cas de l’ancien service de renseignement de la sûreté de l'État égyptien.

Dans un rapport intitulé «Il est temps que justice soit faite: Le système corrosif de détention égyptien», publié ce mercredi, l’association rend compte de centaines de cas de personnes mises en prison pour avoir critiqué les autorités. Ces informations ont été recueillies lors de trois missions d’établissement de faits menées par des délégués d’Amnesty International.

L’association demande ce mercredi l’ouverture d’une enquête indépendante sur la violation des droits humains sous le régime du président déchu, Hosni Moubarak.