La prime aux salariés confirmée

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Nicolas Sarkozy, hier.
Nicolas Sarkozy, hier. — POOL NEWS / REUTERS

Il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy avait choisi les Ardennes pour dévoiler son « Travailler plus pour gagner plus ». Hier, quasiment au même endroit, il s'est à nouveau concentré sur le thème du pouvoir d'achat. Il a ainsi défendu son projet de prime exceptionnelle pour les salariés (précisant que les petites entreprises seraient exonérées de cotisations). « Je ne céderai pas sur ce point », a-t-il lâché aux ouvriers. Il y a cinq ans, il avait promis de « ne pas les trahir ». Mais depuis, la crise est passée par là. Et les ouvriers constituent le gros des déçus du sarkozysme. Alors qu'ils avaient essentiellement voté pour lui en 2007, ils se tournent aujourd'hui d'abord vers Marine Le Pen (31 %), puis vers Martine Aubry (22 %) avant de penser à l'actuel locataire de l'Elysée (10 %). Pour les reconquérir, le chef de l'Etat a donc promis que les modalités de la prime aux salariés seraient connues « dans les prochains jours » et qu'elle serait votée en juin.V. V.