Laïcité: Un groupe de travail interministériel pour continuer les discussions

RELIGION Claude Guéant a reçu ce vendredi matin les représentants des cultes de France...

C.C. avec agences

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Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, préside une réunion avec les représentants des cultes de France, le 15 avril 2011, à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, préside une réunion avec les représentants des cultes de France, le 15 avril 2011, à Paris. — J.NAEGELEN / REUTERS

A l'issue d'une réunion au ministère de l'Intérieur consacrée ce vendredi matin à la laïcité en présence des représentants des cultes de France, le gouvernement a annoncé la création d'un «groupe de travail interministériel et interconfessionnel concernant toutes les question cultuelles», a indiqué Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM). 

Interrogé sur I-Télé, Mohammed Moussaoui a précisé que le discours de Claude Guéant s'était orienté autour de trois propositions: la réaffirmation du principe de la laïcité (création d'un code de la laïcité), la volonté de consolider le dialogue entre les cultes et l'Etat (conférences pour les libertés religieuses au niveau national et local) et l'extension du principe de neutralité à d'autres institutions du service public (notamment aux collaborateurs occasionnels). 

Les prières de rue vouées à disparaître

Sur ce dernier point, le gouvernement renonce donc à étendre le principe de neutralité aux usagers du service public comme cela avait été évoqué il y a quelques semaines par Claude Guéant. 

A propos des prières de rue, l'Etat, comme le CFCM, ont la volonté de «faire disparaître» ce phénomène qui est toutefois «marginal» (cinq lieux concernés en France sur 2.000), selon Mohammed Moussaoui. Ce dernier s'est satisfait de cette réunion, où «les choses étaient riches, sereines et transparentes (... ) loin des craintes que l'on avait au départ».

S'agissant d'un autre débat récent, l'organisation de concours de grandes écoles qui tombent le jour de la Pâque juive (Pessah), Claude Guéant a estimé qu'il n'était «pas normal de négliger une date aussi importante et que cette situation serait prise en compte dans l'avenir», a dit le rabbin Moché Lewin, porte-parole du grand rabbinat de France. «Le ministre a reconnu qu'il fallait prendre en considération au début de chaque année scolaire les différentes fêtes religieuses», a rapporté un autre participant.