Luc Chatel cherche à relever le niveau d'anglais pour les écoliers français

EDUCATION Le ministre de l'Education nationale annonce la mise en place d'un comité de réflexion pour contrecarrer «une vraie faiblesse de notre pays»...

Guillaume Boulord

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J.VAILHE / VEFFIA / SIPA

«Do you speak english?» Cette question, vous devriez bientôt pouvoir la poser aux enfants de trois ans.  «Dès la rentrée 2012», selon Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, qui annonce ce lundi dans une interview accordée au Figaro, la mise en place en place d’un «comité de réflexion» qui aura pour but de «réinventer l’apprentissage de l’anglais» à l’école.

Luc Chatel a d'ailleurs déjà donné quelques pistes à ce «comité», présidé par l’angliciste Suzy Halimi, présidente honoraire de l’université Paris III. «S’il n’a pas d’idées préconçues», le ministre estime tout de même «qu’il faut une épreuve orale au bac, en langue vivante1, en plus de l'écrit actuel». Surtout, Luc Chatel pense que «l'on peut utiliser les nouveaux modes de communication. On peut apprendre l'anglais à Paris par visioconférence en dialoguant avec un enseignant basé à Londres».

«Une vraie faiblesse de notre pays»

Le niveau en anglais des Français est médiocre. La France se situe au 69e rang d'un classement mondial opéré sur 109 pays et au 25e dans la liste des 43 Etats européens, selon les résultats du TOEFL, le test d’anglais comme langue étrangère, que les universités anglo-saxonnes demandent pour inscrire un non-anglophone. «L’anglais est une vraie faiblesse de notre pays», constate le ministre sur I>Télé.

Pour Luc Chatel, mettre en place de nouveaux programmes est possible grâce à «nos jeunes enseignants, qui parlent désormais davantage l’anglais» et «peuvent l’enseigner». Une façon de répondre à la suppression de postes d’intervenants étrangers. Il souhaite en outre «mieux travailler avec les collectivités locales chargées de financer les équipements des écoles primaires, en vidéoprojecteurs ou ordinateurs».