Les 31 médicaments «à éviter» selon l'UFC-Que Choisir

SANTE L'association demande le retrait du marché de certain de ces produits dont beaucoup sont déjà interdits à l'étranger...

© 2011 AFP

— 

La franchise médicale introduite en 2008 pour pousser les patients à réguler leur consommation de médicaments n'a eu que peu d'effets : seuls 12% d'entre eux disent avoir modifié leur comportement, surtout parmi les plus modestes, selon une étude publiée mardi.
La franchise médicale introduite en 2008 pour pousser les patients à réguler leur consommation de médicaments n'a eu que peu d'effets : seuls 12% d'entre eux disent avoir modifié leur comportement, surtout parmi les plus modestes, selon une étude publiée mardi. — Miguel Medina AFP/Archives

L'UFC-Que Choisir a analysé la liste des 77 médicaments placés sous surveillance renforcée, qui a semé le trouble chez de nombreux patients, et en a extrait une liste de 31 d'entre eux «à éviter», en s'appuyant sur le travail de la revue indépendante Prescrire.

Des médicaments souvent interdits à l'étranger

«31 d’entre eux sont à éviter, dont 8 particulièrement dangereux, sont à retirer du marché sans attendre: Actos (diabète), Arcoxia (arthrose, rhumatologie), Equanil (sevrage alcoolique), Hexaquine (crampes), Nexen (douleur), Valdoxan (dépression), Vastarel (angine de poitrine, vertige, acouphènes) et Zyban (sevrage tabagique)», assène l'organisation de consommateurs.

«Plusieurs de ces médicaments sont d’ailleurs d’ores et déjà interdits à l’étranger», souligne la revue Que Choisir Santé, dans son numéro d'avril, qui juge qu'il y a encore «trop de médicaments inutiles ou dangereux en circulation».

L'association demande leur retrait immédiat

Elle déplore par ailleurs dans ce même numéro, que certains médicaments utiles soient seulement remboursés à 15% (vignette orange) et en publie une liste qui trie le bon grain de l'ivraie, assortie d'explications pratiques.

L’UFC-Que Choisir réclame «une action sans délai des pouvoirs publics», passant concrètement par «le retrait du marché des huit médicaments» précités «dangereux pour la santé» et «le déremboursement des médicaments inefficaces, qui grèvent inutilement les finances publiques et contribuent à l’augmentation des primes d’assurances complémentaires santé».

Une liste exhaustive

Les autres médicaments à éviter sont le Procoralan (angine de poitrine instable) l'Intrinsa (testostérone pour la baisse du désir féminin), le Ferrisat (carence en fer) le buflomédil (Fonzylane et génériques retirés du marché en février, rappelle la revue), le Cymbalta (dépression), le Protopic (dermite atopique), Victoza, Eucréas et Galvus (diabète) , Multaq (fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque), Praxinor (hypotension), Mépronizine, Rohypnol et Noctran (insomnie), Celance (Parkinson), Alli (obésité), Protelos (ostéoporose postménopause), Arixtra et Xarelto (prévention des thrombo-embolies veineuses), Zypadhera (schizophrénie, récidive de trouble bipolaire), Tysabri (sclérose en plaques), Champix (sevrage tabagique) Ketum gel (tendinites superficielles).

La liste des 77 médicaments publiée par l'agence du médicament (Afssaps), mélangeant des médicaments dangereux à d’autres utiles, bien qu’à surveiller, avait semé le trouble chez de nombreux patients et a accru la défiance des Français vis-à-vis des médicaments, selon l'UFC Que Choisir. L'Afssaps vient de mettre en ligne une version plus digeste de sa liste.