Otages français détenus par Aqmi: La demande de rançon est «un bon signe» d’après le Niger

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La demande de rançon d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) pour la libération de quatre Français enlevés en septembre 2010 au Niger est «un bon signe», a affirmé mercredi à l'AFP le porte-parole du gouvernement nigérien.

«C'est vrai que Aqmi a demandé cette rançon. Cette demande peut être interprétée comme un bon signe, en ce sens que ça prouve que les otages sont vivant et qu'ils se portent très bien», a estimé à l'AFP Laouali Dan Dah.

Au moins 90 millions d’euros réclamés

«Pour nous, ça donne une indication sur l'attente de cette organisation et nous met en meilleure position pour travailler afin d'obtenir libération de ces otages», a-t-il souligné, en refusant de préciser le montant exigé par les ravisseurs.

Laouali Dan Dah a exhorté «les partenaires impliqués dans le processus de discussions» de «continuer à travailler avec la même détermination» pour obtenir la libération des otages restants.

En début de semaine, une source nigérienne proche de la médiation rencontrée par l'AFP à Gao, dans le nord du Mali, a affirmé qu'Aqmi réclame «au moins 90 millions d'euros» (plus de 59 milliards de FCFA) pour la libération des quatre Français.

Paris a aussitôt rejeté cette demande.

Une rançon déjà payée pour les premiers otages libérés

Les ravisseurs réclament aussi la libération de prisonniers d'Aqmi «arrêtés dans plusieurs pays dont la France», selon cette source nigérienne.

Les quatre Français, toujours retenus en otage, font partie d'un groupe de sept personnes enlevées le 16 septembre 2010 à Arlit, un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger où opère le groupe nucléaire français Areva.

Le 24 février, trois des otages dont une Française, un Togolais et un Malgache ont été relâchés près du point de jonction des frontières de l'Algérie, du Mali et du Niger, théâtre d'opération d'Aqmi. De source proche de la médiation, une rançon avait été payée pour obtenir leur libération.