Asnières et Gennevilliers: Le couvre-feu prolongé d'une semaine

VIOLENCES L'ambiance reste tendue...

Oihana Gabriel

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Des policiers en faction devant la station de métro Asnières-Les Courtilles (Hauts-de-Seine) le 16 mars 2011.
Des policiers en faction devant la station de métro Asnières-Les Courtilles (Hauts-de-Seine) le 16 mars 2011. — AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

Après une semaine de couvre-feu imposé aux mineurs entre 20h et 6h du matin, l’ambiance reste encore tendue à Asnières et Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

C’est en tout cas le constat des maires de ces deux villes, dans lesquelles des rixes entre bandes rivales ont éclaté depuis la mort de Samy, 15 ans, le 12 mars.

Le couvre-feu, un dispositif «efficace»

Ils ont pris la décision ce mercredi matin de prolonger ce couvre-feu jusqu’au 31 mars, 6h. Un dispositif «efficace», selon le maire de Gennevilliers, Jacques Bourgoin et «très bien accueilli par la population» selon le préfet.

Depuis l’instauration de la mesure, dix mineurs ont été interpellés et remis à leurs parents. «On s’achemine vers un retour au calme mais le risque d’affrontements existe toujours, a expliqué le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda. Cette mesure répond à trois objectifs: protéger les jeunes, responsabiliser les parents et les adolescents et permettre à l’enquête judiciaire de se dérouler dans un climat plus serein. Ça ne peut pas être un mode de gestion qui s’inscrit dans la durée.»

Le préfet a cependant assuré qu’après la fin du couvre-feu, un effectif plus important de policiers serait maintenu dans cette zone. Les maires souhaitent aussi organiser des activités et sorties communes dès les vacances de Pâques pour apaiser les relations entre ces deux villes.