Ile-de-France: Un pic de pollution à surveiller de plus près que le nuage radioactif

POLLUTION L’indice atmosphérique pour ce mercredi est médiocre...

Olivia Vignaud

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La Fontaine des mers, Place de la Concorde, Paris.
La Fontaine des mers, Place de la Concorde, Paris. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le beau temps est-il plus nocif pour la santé que le nuage radioactif? Airparif, organisme chargé de mesurer la qualité de l’air en Ile-de-France, annonce pour ce mercredi un indice atmosphérique de niveau 6, c’est-à-dire médiocre. Une situation «qui n’a rien à voir avec les événements au Japon», affirme Karine Léger, adjointe au directeur de l’association.

Le grand coupable: la pollution. «La météorologie y est pour beaucoup. L’atmosphère stable concentre la pollution», explique Karine Léger. «Une couche d’air chaud plaque les particules (un des principaux facteurs de pollution) au sol le matin et le soir», dégradant fortement la qualité de l’air que nous respirons, ajoute l’adjointe.

Impact sur la santé

Alors que le nuage radioactif issu de la centrale de Fukushima au Japon, qui passe ce mercredi au-dessus de la France, ne présente pas de risques selon les autorités, la pollution a un impact avéré sur la santé dans les grandes villes. Selon un rapport publié par le projet européen Aphekom, «l’espérance de vie pourrait augmenter jusqu’à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus» si les particules dans l’air étaient moins nombreuses. Karine Léger précise que «ce n’est pas au jour le jour qu’il y a un impact, il est fonction de ce que vous respirez toute l’année».

La situation actuelle est toutefois qualifiée de «banale» pour la saison. Mais «elle pourrait se dégrader en fin de semaine», précise Karine Léger. A noter également que depuis début janvier, l’Ile-de-France a connu sept pics de pollution imputables au chauffage, au transfert de pollution avec l’Europe, à l’industrie, à l’agriculture etc.

Afin de diminuer les risques pour la santé, quelques règles simples peuvent être suivies. Pour les populations particulièrement sensibles (enfants, personnes âgées, asthmatiques etc.), il est conseillé de privilégier les activités calmes, éviter les activités émettrices de pollution (consommation de tabac, usage de solvants), et respecter les traitements à visée respiratoires en cours… Comme quoi, parfois, un nuage vaut mieux qu’un beau ciel bleu.