La plainte pour «provocation à la haine raciale» contre le maire de Cholet classée sans suite

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Une plainte pour «provocation à la haine raciale» déposée en septembre dernier par la Ligue des droits de l'Homme contre le député-maire UMP de Cholet (Maine-et-Loire) a été classée sans suite, a-t-on appris mardi auprès du parquet d'Angers. Gilles Bourdouleix était mis en cause pour des propos tenus sur des gens du voyage.

«Des propos outranciers ont été tenus. Mais l'étude de l'enregistrement intégral des échanges montre que le maire a plutôt joué un rôle d'apaisement et de remise en perspective du problème de stationnement des gens du voyage», a indiqué à un correspondant de l'AFP Brigitte Angibaud, la procureure de la république d'Angers.

«Ces gens-là, c’est beaucoup d’emmerdes»

Lors d'une réunion de quartier le 9 septembre dernier, le maire de Cholet avait mis en cause le comportement d'un groupe de gens du voyage accueilli quelques jours plus tôt sur un terrain municipal. Retranscrits dans les colonnes du quotidien Ouest-France deux jours plus tard, certains de ses propos avaient provoqué l'indignation de la Ligue desdDroits de l'Homme.

"Ces gens-là, c'est beaucoup d'emmerdes. S'ils choisissent de vivre comme ça, en caravanes, et qu'on fait un effort pour les accueillir, au moins qu'ils aient un peu de respect» avait notamment rapporté le journal.

«La Ligue des droits de l'Homme s'est appuyée sur des propos retranscrits dans un journal, hors de leur contexte, et qui ne correspondent pas à la réalité de ce que j'ai dit. Je dispose des enregistrements et je suis parfaitement à l'aise sur le sujet», avait expliqué Gilles Bourdouleix.