Un labo pour se passer du pétrole

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Le carbone d'origine végétale est transformé en carburant.
Le carbone d'origine végétale est transformé en carburant. — SIPA

« Je fais partie des rares français qui se réjouissent quand le pétrole flambe », plaisante, à peine, Pierre Monsan, professeur à l'Institut national des sciences appliquées (Insa). Parmi les projets de son laboratoire spécialisé dans les biotechnologies industrielles, l'un a particulièrement le vent en poupe. Et pour cause, il a pour objectif « d'aider l'économie à diminuer sa dépendance au pétrole ». Baptisé Toulouse White Biotechnologies (TWB) et porté par l'Institut national de recherche agronomique (Inra), le projet consiste à « créer des outils biologiques et des procédés techniques permettant de transformer à grande échelle le carbone d'origine végétale ». Cosmétique, biocarburants, les applications sont multiples. « Nous nous penchons sur ce qui ne rentre pas dans l'alimentation humaine, la rafle du maïs plutôt que l'épi, la paille pour le blé », précise Pierre Monsan. TWB est un des lauréats des « investissements d'avenir » du gouvernement. Le laboratoire de 250 chercheurs va pouvoir s'agrandir.