«Pas question de sortir du nucléaire», selon Nicolas Sarkozy

POLEMIQUE Après la catastrophe au Japon, le chef de l'Etat a confié son sentiment sur la question à ses conseillers...

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E.FEFERBERG / AFP

Nicolas Sarkozy a dit lundi devant ses conseillers et quelques responsables UMP réunis à l'Elysée qu'il n'était «évidemment pas question de sortir du nucléaire» pour la France qui a, selon lui, le parc «le plus sécurisé», ont rapporté des participants. Ces déclarations interviennent dans un climat de polémique après la catastrophe au Japon. Les associations du Grenelle de l'Environnement réclament un débat public sur le nucléaire alors qu'Europe Ecologie demande un référendum sur la question.

«La France est le pays qui a le secteur nucléaire le plus sécurisé et c'est d'ailleurs pour cela qu'on a perdu des appels d'offres aux Emirats. On était plus cher parce qu'on apportait plus de sécurité», a expliqué le chef de l'Etat cité par deux participants.

Le président Sarkozy faisait allusion à l'échec français dans un appel d'offres fin 2009 aux Emirats Arabes unis, pour un contrat de 20,4 milliards de dollars portant sur la fourniture de réacteurs EPR.

L'EPR résisterait même à un crash de Boeing

«Il a ensuite disserté sur l'EPR (centrale nucléaire nouvelle génération) pour dire que 'ça résisterait à tous les missiles et que même si un (Boeing) 747 tombait sur le chapeau d'une centrale nouvelle génération, le réacteur résisterait grâce à un système de protection à double coque'», a précisé un reponsable UMP. «Il faut donc raison garder», a dit le chef de l'Etat.

Puis il a fixé la ligne à tenir: «pas question de sortir du nucléaire, maintien de l'indépendance énergétique de la France, maintien de notre politique de diversification des énergies renouvelables et maintien de notre politique de réduction des consommations d'énergies», selon des participants.

Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité de «défendre d'une manière générale le savoir-faire français dans le nucléaire comme dans tous les autres domaines», a ajouté un responsable UMP.

Présence de Fillon, Copé et la garde rapprochée de l'Elysée

Le Premier ministre François Fillon, de même qu'une partie de l'état-major de l'UMP, dont son secrétaire général Jean-François Copé et ses deux adjoints Marc-Philippe Daubresse et Hervé Novelli, assistaient à cette «réunion opérationnelle» au même titre que le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca.

L'ex ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et l'un de ses proches, Edouard Courtial, délégué général de l'UMP en charge des fédérations, étaient également présents.