Signes religieux et sorties scolaires: «Le problème se pose régulièrement depuis 2004»

Propos recueillis par Catherine Fournier

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Des personnes participent, le 1er septembre 2004 devant le rectorat de  Strasbourg, à une manifestation  à l'appel du collectif «une école pour  tous et toutes» pour protester contre la loi sur les signes religieux à l'école.
Des personnes participent, le 1er septembre 2004 devant le rectorat de Strasbourg, à une manifestation à l'appel du collectif «une école pour tous et toutes» pour protester contre la loi sur les signes religieux à l'école. — AFP PHOTO PHOTO/FREDERICK FLORIN

Luc Chatel a apporté son soutien à une directrice d’école qui refusait qu’une mère d’élève voilée à Pantin accompagne une sortie scolaire. Ce genre de situation se présente-t-elle souvent en Seine-Saint-Denis?
Le problème se pose régulièrement depuis la circulaire de 2004 sur les signes religieux car certains interprètent la loi. Or, la circulaire stipule que les parents d’élèves ne sont pas concernés. Luc Chatel est garant des lois de la République, sa réponse aux parents d’élèves de Pantin n’est donc pas claire.

Un recours va-t-il être engagé?
Oui, la FCPE va peut-être déposer un recours administratif à l’encontre de la directrice d’école, si la maman le souhaite. Car le problème, c’est que cette histoire risque de faire boule de neige dans d’autres établissements où ça ne posait aucun problème. Alors soit le gouvernement propose un texte clair, soit j’invite Monsieur Chatel à embaucher du personnel sous la responsabilité de l’Education nationale pour accompagner les sorties scolaires. Et pas à la charge des communes, comme les Asem (Agents spécialisés des écoles maternelles), mais à la charge de l’Etat.

Hormis le foulard, le problème s’est-il posé avec d’autres signes religieux, tels que la kippa?
C’est très minoritaire. Ce sont majoritairement les mamans qui accompagnent les sorties scolaires. Mais il faut bien rappeler qu’elles portent le foulard qui masque les cheveux et non le voile intégral qui masque le visage et qui lui va être interdit dans l’espace public à partir du 11 avril prochain. Il ne faut pas tout mélanger.

Comment cette situation est-elle vécue par les parents d’élèves?
On leur reproche souvent d’être démissionnaires et là on leur ferme les portes! Il ne faut pas oublier que l’école reste pour certaines familles le seul endroit où les enfants apprennent à parler français et reçoivent une instruction.

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