Accidents de télésiège dans les Alpes: Deux enquêtes ouvertes

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Des enquêtes de gendarmerie ont été ouvertes après deux accidents de télésiège cette semaine dans les Alpes, a-t-on appris ce vendredi auprès des gendarmes: un jeune Britannique est resté accroché par son sac à dos dans un cas, un enfant a chuté d'une dizaine de mètres dans l'autre.

A la station de Morillon (Haute-Savoie), l'enfant de six ans ayant fait une chute d'une dizaine de mètres mardi s'en est sorti indemne. Le jeune Britannique de 14 ans a quant à lui été hospitalisé mercredi, inconscient, après avoir été privé d'air à force d'être resté suspendu par son sac à dos, à Châtel (Haute-Savoie).

«Il y a eu un problème, il faut le régler»

Concernant l'accident de Morillon, la mère a mis en cause l'attention du préposé au télésiège: «Quand on s’est assis, apparemment la personne qui devait l’aider ne l‘a pas aidé. S’il avait regardé, il aurait vu que Julian n’était pas assis. Je n’ai pas pu baisser la barrière parce que je tenais mon fils par les mains, qui était déjà dans le vide», a-t-elle expliqué sur RTL.

«Je ne sais pas si je vais attaquer la station mais il y a eu un problème, il faut le régler», a-t-elle ajouté.

«On a mené une enquête interne, on n'a pas vraiment compris les circonstances. On ne pense pas qu'il y ait eu une défaillance mécanique», a réagi ce vendredi le directeur du domaine skiable, Frédéric Bergoin, interrogé par l'AFP, disant «comprendre l'émoi de la famille», dans l'attente des résultats de l'enquête de gendarmerie.

Tout en soulignant le fait que le préposé, affecté à cet appareil depuis dix ans, était «vigilant», il a précisé que ce télésiège était très fréquenté en cette période de vacances avec 10.000 passagers par jour.

Un dramatique «concours de circonstance

Concernant l'accident de Châtel, le maire, Nicolas Rubin, invoque «un dramatique concours de circonstances»: à son arrivée à la plate-forme de réception, le sac à dos du jeune Britannique s'est coincé au télésiège, emportant l'adolescent, étranglé.

Selon lui, l'adolescent n'a pas déclenché, «pour une raison indéterminée», un portillon de sécurité pouvant être actionné par les jambes pour arrêter le télésiège, mis en service en décembre 2009 et régulièrement inspecté.