Wikileaks: Quand les diplomates américains se moquaient de Boris Boillon

DIPLOMATIE Boris Boillon épinglé dans des câbles wikileaks...

Gilles Wallon

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Le nouvel ambassadeur français en Tunisie, Boris Boillon, avant sa rencontre avec le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, le 17 février 2011 à Tunis.
Le nouvel ambassadeur français en Tunisie, Boris Boillon, avant sa rencontre avec le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, le 17 février 2011 à Tunis. — AFP PHOTO / FETHI BELAID

Boris Boillon ne laisse personne indifférent. Le nouvel ambassadeur de France en Tunisie, star du Web depuis quelques jours, avait déjà amusé les diplomates américains en poste à Paris, il y a un peu plus de trois ans. Lors d'une rencontre de travail, ils remarquent que ce jeune conseiller présidentiel, 37 ans à l'époque, n'hésite pas à «se vanter» de son importance auprès de Nicolas Sarkozy. Il paraît aussi «se délecter» du rôle qu'il vient de jouer dans l'un des premiers coups d'éclat de la présidence Sarkozy : la libération des infirmières bulgares détenues en Libye depuis 1999. C'est ce qu'indique un document confidentiel dévoilé par WikiLeaks, que 20minutes.fr a pu consulter.

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«Boris Boillon s'est vanté d'avoir pu écouter tous les appels téléphoniques que Nicolas Sarkozy a passés à Kadhafi», écrit ainsi une source américaine. «Il a déclaré que, hormis le Président, il était l'une des trois seules personnes du gouvernement à être totalement dans la boucle», c'est-à-dire à avoir toutes les informations. Boris Boillon fait même remarquer que Cécilia Sarkozy en savait moins que lui. «Cécilia n'était au courant que d'une partie du travail accompli», écrit le diplomate. Boris Boillon, lui, «semble se délecter quelque peu de son rôle encore secret» dans la libération des infirmières. «Clairement, il continue de savourer ce que l'Elysée considère comme un triomphe diplomatique.»