Les accidents aériens ont reculé en France en 2010

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Quelque 235 accidents aériens faisant 74 victimes sont survenus l'an passé en France contre 253 en 2009, selon un bilan provisoire du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme d'Etat chargé des enquêtes techniques.

"Le nombre de victimes a baissé sensiblement puisqu'il y a eu 90 victimes en 2009 mais cette baisse s'est accompagnée d'une baisse d'activité" (trafic), a commenté Jean-Paul Troadec, le directeur du BEA lors d'une rencontre avec la presse mercredi.

Les accidents ont concerné à la fois des avions de transport public, de travail aérien (utilisés pour l'agriculture ou la photographie aérienne par exemple) ainsi que les aéronefs de loisirs (aviation générale).

Des enquêtes de plus d'un an et demi

Parmi les 74 victimes, 4 ont été répertoriées dans le transport public (0 en 2009), 4 dans le travail aérien (contre 1 l'année précédente) et 66 dans l'aviation générale (89 en 2009).

Quelque 250 enquêtes ont été clôturées l'année dernière par le BEA, qui gère en moyenne 300 à 400 accidents et incidents. Les enquêtes sur des accidents majeurs durent d'un an et demi à trois ans en moyenne.

Le directeur du BEA a en outre souligné que ses équipes menaient actuellement des recherches sur une douzaine de catastrophes importantes dans le monde, dont l'accident du vol Rio-Paris d'Air France survenu le 1er juin 2009 et pour l'heure toujours inexpliqué.

Taux d'accidents le plus bas de l'histoire

Alain Bouillard, chef du département des investigations du BEA et directeur de l'enquête sur l'accident Rio-Paris, a expliqué qu'il était extrêmement rare qu'une catastrophe aérienne reste inexpliquée.

"Cela fait 20 ans que je travaille au BEA, c'est la première fois que je rencontre une telle situation", a-t-il souligné.

L'épave de l'AF447 et ses boîtes noires sont noyées dans l'Atlantique. De nouvelles recherches en mer doivent démarrer vers le 20 mars pour tenter de les retrouver.

Le secteur aérien a enregistré en 2010 le taux d'accidents le plus bas de son histoire, avait annoncé plus tôt l'Association internationale du transport aérien (IATA), avec un ratio meilleur que celui de 2006, année auparavant la plus sûre.

Le taux mondial d'accidents (mesuré en pertes de coques par million de vols d'avions à réaction de fabrication occidentale) était de 0,61, soit un accident pour 1,6 million de vols.