L'ancien maire de Vence condamné en appel à neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils

JUSTICE Il avait déjà été condamné en première instance mais clame son innocence...

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A.C.POUJOULAT / AFP

L'ancien maire de Vence, Christian Iacono, reconnu coupable de viol et d'agression sexuelle sur son petit-fils, a été condamné ce mercredi en appel à neuf ans de prison par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence. Cette peine est conforme à celle requise par l'avocat général. La défense, rappelant le drame d'Outreau, avait réclamé l'acquittement au bénéfice du doute.

A la lecture du jugement, dans un silence de mort, Christian Iacono a caché ses yeux avec une main, puis il s'est retourné vers ses avocats, interloqué, semblant ne pas comprendre le jugement. Il a été placé sous mandat de dépôt à la barre. A la sortie du tribunal, son épouse Jeannine Iacono, qui n'a cessé de soutenir son mari depuis le début de ses démêlés judiciaires, il y a onze ans, s'est dite «révoltée». «Il n'y a plus de justice en France», a-t-elle lancé aux journalistes. Gabriel, le petit-fils, âgé à présent de 20 ans, s'est déclaré de son côté «soulagé» par le verdict.

Déjà condamné à neuf ans de prison en première instance

Christian Iacono, 76 ans, avait également été condamné à neuf ans de prison en première instance, en avril 2009, par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à Nice. Les faits s'étaient déroulés, d'après l'accusation, entre 1996 et 1998, dans la villa de Christian Iacono à Vence, alors que l'enfant avait entre cinq et huit ans.

Le dossier reposait sur des rapports signalant l'existence, sur le corps de l'enfant, de cicatrices indicatives de sévices sexuels ainsi que sur les déclarations réitérées de Gabriel Iacono, le petit-fils, jugées crédibles et cohérentes par les experts. Avant que les jurés se retirent pour délibérer, l'ancien maire, avec des tremblements dans la voix, avait clamé son innocence: «ça fait onze ans que je clame, que je crie que je n'ai jamais touché un gosse, encore moins mon gosse, je suis incapable d'un tel geste, même de l'imaginer».